lundi 18 juin 2012

Un crayon, un cahier, Ester, l'héroine d'Audrey Ferraro : l’âne et le fermier.



Aujourd’hui, le pèlerin du XXIème siècle est souvent doté d’appareils de communication. Le dictaphone, par exemple, permet « en direct » de « tracer » son ressenti, de noter un point particulier…  Le cheminant n’a plus besoin de prendre systématiquement  des notes ou d’inscrire le soir venu, sur une feuille, les observations du jour, comme le fait par exemple l’héroïne d’Audrey FERRARO.
Cette héroïne, Ester, ferait en 2012 le chemin, nul doute qu’elle emporterait autre chose qu’un crayon et un cahier !
Est-ce un progrès ? Je ne sais. Disons que c’est une opportunité nouvelle.
Les téléphones permettent aussi d’envoyer des messages, d’en recevoir, de consulter Internet. Dans les moments difficiles que traverse le pèlerin, les messages reçus sont des signes de réconfort et d’encouragement.
Ainsi, un matin, tandis que mes pas étaient difficiles, à la recherche d’une position des pieds limitant la souffrance due à des ampoules et à une tendinite, je reçus d’un ami, Bernard, ce message plein d’optimisme et motivation.
 « Nulle pierre ne peut être polie sans friction, nul homme ne peut parfaire son expérience sans épreuve. »  Confucius
« Un jour, l’âne d’un fermier tomba dans un puits.
L’animal gémit pitoyablement pendant des heures et le fermier se demandait bien ce qu’il allait faire. Finalement, il se rappela que l’animal était vieux et que, de toute façon, le puits devait disparaître. Il en conclut donc qu'il n’était pas rentable de tenter de récupérer l’âne.

Il appela tous ses voisins et leur demanda de venir l’aider. Chacun saisit une pelle et ils commencèrent à combler le puits. Au début, l’âne, réalisant ce qui se produisait, se mit à crier terriblement. Puis, à la stupéfaction de tout le monde, il se tût. Quelques pelletées plus tard, poussé par la curiosité, le fermier regarda finalement dans le fond du puits et fut étonné...
A chaque pelletée de terre qui tombait sur lui, l’âne réagissait aussitôt : il se secouait pour enlever la terre de son dos et piétinait ensuite le sol sous ses sabots. Pendant que les voisins du fermier continuaient à jeter de la terre et des cailloux sur l’animal, il se secouait et montait toujours plus haut. Bientôt, tous furent stupéfaits de voir l’âne sortir du puits et se mettre à trotter ! ».
La lecture de cette métaphore ne changeait rien à ma souffrance mais elle me rapprochait de mes amis et me délivrait un élan positif.
J’ai souvent lu et relu cette métaphore et chaque fois que je croise un âne je pense à cette histoire…

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