dimanche 8 juillet 2012

Le Saint Esprit, le Silo, la Mort.


 … « Ils visitent ensuite le cloître, le musée installé dans les anciennes écuries et l’église collégiale de style gothique primitif français. » 

Audrey FERRARO, "Un amour de camino", www.publibook.com,

 

Ester et Frank n’auraient donc pas visité la chapelle du Saint Esprit ni l’église de Santiago, à Roncevaux ?…

 

« La chapelle du Saint-Esprit est une construction funéraire dont la construction fut commencée au 12° siècle, utilisant des éléments de style roman dans la partie méridionale de l'ensemble. La salle carrée contient une crypte voûtée au-dessus de laquelle s'élève une chapelle dont la voûte repose sur des arcs en diagonales dans le style des petites églises d’Eunate et Torres del Río. Au XVIIè siècle, fut construit le portique à arcade en plein cintre qui borde actuellement la chapelle. On appelle également cet édifice " Silo de Charlemagne " dans la mesure où la légende suppose que l'empereur le fit construire au-dessus de la pierre brisée par l'épée de Roland. C'est là que sont supposés enterrés les douze pairs de France. Légendes mises à part, le monument a été utilisé durant des siècles comme cimetière. » (www.saint-jacques.info/hosproncevaux)

 

La chapelle tient aujourd’hui de lieu de cimetière pour les habitants de Roncevaux et la crypte est de fait un ossuaire qui nous renvoie à la mort (les mourants étaient enterrés dans une fosse commune).

 

… «  L’homme est le seul être, dans la nature, qui ait conscience de sa mort prochaine. Pour cette raison, et pour cette raison seulement, j’ai un profond respect pour l’espèce humaine, et je crois que son avenir sera bien meilleur que ne l’est son présent. Même en sachant que ses jours sont comptés et que tout finira quand il s’y attendra le moins, l’homme fait de la vie une lutte digne d’un être éternel. Ce que les gens appellent vanité-laisser des œuvres, des enfants, faire en sorte que son nom ne soit pas oublié-, je considère cela comme l’expression suprême de la dignité humaine. 

Il se trouve que, créature fragile, il tente toujours de se cacher la certitude suprême de la mort….Il ne comprend pas que, conscient de la mort, il serait capable d’avoir plus d’audace, d’aller beaucoup plus loin dans ses conquêtes quotidiennes, puisqu’il n’a rien à perdre, dès l’instant où la mort est inévitable. »

PAULO COELHO, Le Pèlerin de Compostelle, Editions J’ai Lu, www.jailu.com
















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