mardi 22 janvier 2013

Des Landes au Puy en Velay puis Santiago!



« Tous les matins, nous prenons le Chemin,
Tous les matins, nous allons plus loin,
Jour après jour, la route nous appelle,
C’est la voix de Compostelle.
Ultreia ! Ultreia ! »

Le départ a lieu le 11/04/2010, des Landes vers le Puy en Velay. Le 12, ce sont les premiers pas à partir du Puy vers Compostelle. Soixante-cinq jours de cheminement. Les derniers pas seront accomplis le 17 juin avec l’arrivée à 13h 45 sur le parvis de la Cathédrale de Santiago. Et chaque jour, une prise de notes. Au final, un livre° véritable journal de voyages ! Celui d’un pèlerin dans lequel tout autre pèlerin se reconnaît aisément! Bref un livre qui se savoure comme le petit déjeuner du matin, le casse-croûte du midi, la douche et « el menu del peregrino » du soir ! Une rencontre de plus sur le Chemin. Une trace… un bienfait !
 La vie quotidienne du cheminant, les « hauts » et les « bas » du moral, les petits tracas (ampoules…), les souffrances (genoux, tendinite, souffrance au talon, déhanchement…), les erreurs de balisage sur le terrain, les punaises de lit.
Et puis bien sûr les rencontres, les sourires, les joies ! Que de prénoms cités par l’auteur dans le récit ! Que de surnoms (« les trois bretons », « les compagnons bios »… ! parfois aussi des déceptions (« voilà c’est l’Espagne que je déteste ! Celle qui méprise totalement l’étranger »).

La recherche des gîtes, leur inégal accueil ou qualité de service ! les ronflements, les bouchons d’oreille. L’exubérance de certains…La météo, le froid et la neige de l’Aubrac, la pluie du Gers, le vent, la neige en Mai sur les Pyrénées !
La recherche de l’eau bienfaitrice aux fontaines, chez l’habitant,
Le rituel des petits déjeuners ! Les ravitaillements ! les « bocadillos » ou « platos combinados » ! les menus du « peregrino » ! les vins du camino…
Les levers très tôt le matin, les levers de soleil

Et puis, Et puis, les questionnements sur le Sens…le pourquoi !
«  Je rencontre beaucoup de croix et de petits mausolées, en souvenir de pèlerins qui, quittant ce chemin de douleurs, ont commencé ici un voyage beaucoup plus long. Je pense à ces proches qui leur avaient parlé au téléphone, la veille, décomptant les jours, en attendant la joie des retrouvailles, jusqu’à ce télégramme ou cet appel téléphonique…C’est dans ces moments, que les jambes et les bras, continuant inlassablement leur mouvement de balancier qui égrène le temps au rythme de la marche, deviennent totalement indépendants de l’esprit. Cet esprit qui, bizarrement, ne fait resurgir du passé, que les évènements douloureux. Ceux avec lesquels, on a gardé un compte à régler. »


° ouvrage de Pierre de Lune, éditions Lulu, 19€, bénéfices reversés à La Ligue contre le Cancer.

Photos Pierre de Lune.





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