vendredi 12 avril 2013

Un autre amour de Camino, les Chemins de Légende de l’Enfer du Nord.



Courrier adressé à Audrey Ferraro après avoir lu « Vélo Club de Roubaix, au Cœur de la Légende »

Ouvrage paru aux éditions Publibook : www.publibook.com

« Après avoir suivi et apprécié à la TV le magnifique effort des coureurs de « Paris – Roubaix », le dimanche 7 avril, après avoir écouté Cédric Vasseur en nouveau consultant France Télévisions, je me suis lancé dans la lecture de votre livre « Vélo-Club de Roubaix », « Au cœur de la légende ».
Ouf ! Quelle banque de données ! On dirait du Pierre Chany  dans « La fabuleuse histoire du Cyclisme » ! J’avoue que par moments, au début du livre, j’ai trouvé la lecture un peu fastidieuse, j’ai failli abandonner mais je me suis accroché et j’ai eu raison car ainsi, je suis revenu à une époque qui m’a rappelé bien des souvenirs ! Et j’en ai profité pour ré-ouvrir et feuilleter de nombreux livres sur le cyclisme des années 70-80-90, livres que j’ai toujours gardés dans ma bibliothèque.
Et à travers votre récit j’ai reconnu l’évolution du cyclisme au cours des 50 dernières années, marquée par une avancée irrésistible vers un « professionnalisme marchand » et une difficulté de plus en plus grande pour porter des valeurs faites d’éthique, d’identité, ces valeurs qui rendent compte des « paysages de la mémoire », par exemple ici celle du Nord !
Vous décrivez très bien l’extrême vitalité du Club et surtout son osmose avec l’environnement humain créatrice d’une véritable « identité roubaisienne ». Vous rendez compte de la persévérance de tous ces « militants » de la petite reine pour préserver la piste du vélodrome, cet « anneau de passion », ce « chaudron », ce « mythe ».Vous dîtes votre foi dans cette association militant pour la sauvegarde des pavés et le respect d’un patrimoine !
Rien n’est jamais acquis, tout est à tout moment réversible ! Succès d’un jour, échecs, problématique des ressources ou financements, évolution des goûts de la société ! Qu’il est dur pour tous ces militants de garder le cap « du cœur de la Légende ».
On dit de la Société qu’elle doit évoluer vers un mode de développement durable dans lequel l’équitable, le viable et le vivable construisent la rencontre entre l’économique, le social et l’environnemental. Alors, la valorisation de tout cet « Envers du Nord ? », ne fait-elle pas partie de cette rencontre ?
J’ai beaucoup apprécié le chapitre sur la sauvegarde des pavés, j’ai aimé retrouver les noms de Pierre BAZZO ( a habité Saint Médard en Jalles) et de Jean Marie MICHEL (il a vécu à Bordeaux Rive droite).
Aujourd’hui j’admire ceux qui continuent de pratiquer ce sport :actuellement pour faire du vélo de course il faut sortir des villes et aller loin en campagne pour évoluer dans des conditions de sécurité à peu près satisfaisantes. Par ailleurs le prix des équipements me paraît totalement insensé !
Bordeaux a un très beau vélodrome mais combien de fois est-il utilisé ?
Très rares sont devenus les marchands de cycles spécialisés dans le « cyclisme », plus nombreux sont ceux porteurs de ce « mode doux » de déplacement qui se développe justement en ville (vélo lib…) ou forêt (VTC, VTT…) par exemple.
J’ai noté sur le site internet du Vélo Club  qu’il existait toujours une équipe professionnelle RLM, Roubaix Lille Métropole, ce qui tendrait donc à penser que depuis la sortie de votre ouvrage le club a poursuivi son histoire…
Finalement, au terme de ma lecture, je constate que les valeurs qui animent le monde du cyclisme     (celui que vous décrivez, s’entend), et que vous-même valorisez dans vos écrits, ne sont pas totalement étrangères à celles libérées par le chemin de Compostelle. D’une certaine manière votre cheminement sur le camino rend compte de fortes proximités avec votre chemin sur ces voies d’un autre temps ! »

Images capturées sur le Net.







Aucun commentaire:

Publier un commentaire

Vos observations: