mardi 30 juillet 2013

Cheminer à, FANG, dans le Val d'Anniviers, Valais Suisse.

Cheminer parmi un village de 23 âmes, FANG, Val d'Anniviers, Valais Suisse.

Un magnifique village fleuri, à l'ouest de Vissoie, sur la rive droite de la Navizence!
Photos 30/07/2013.







lundi 29 juillet 2013

Le Chemin d'Axel KAHN, entre Givet, en Belgique, et Ascain, au Pays basque, le mène à Saint Palais, Pyrénées Atlantiques.

Le journal Sud Ouest ( Marion Paquet) l'a rencontré en cette fin juillet 2013,

"Son aventure est comme une phrase de Proust : «Une longue et poétique». Après avoir marché plus de 1 900 kilomètres, en traversant la France en diagonale, Axel Kahn, chercheur et médecin généticien (entre autres) est arrivé à Saint-Palais vendredi. Il s’agissait de sa première étape dans le Pays basque.
Dimanche, il est arrivé à Saint-Jean-Pied-de-Port, dans la mi-journée. Puis s’est dirigé vers la Fontaine de Roncevaux. «C’était, en quelque sorte, mon adieu aux pèlerins », dit-il. Aujourd’hui, le scientifique doit se rendre à Saint-Étienne-de-Baïgorry. Il atteindra son but, Ascain, dans quelques jours. « Au total, j’aurai passé une semaine dans le Pays basque, précise-t-il. J’y ai vu trois provinces : Soule, Navarre et Labourd».
Hier, sa voix était posée. Mais lors de son étape à Saint-Palais, il semblait un peu essoufflé:«Je suis content d’arriver et de boire la première gorgée de ma demi-pression.»
L’homme achève ici sa 65e étape sur 70 prévues.
De Givet en Belgique, à Ascain au Pays basque, il tente, comme l’auteur d’«À la recherche du temps perdu», de trouver «la puissance d’évocation pour témoigner de la beauté» du paysage qu’il contemple : «Je m’amuse à écrire des phrases de dix lignes sur mon blog pour arriver à transcrire avec justesse les images que je vois, les sensations que j’éprouve.»
Seul pour apprécier le paysage, il ne jouit pas seulement des beautés qu’il observe, mais analyse les économies régionales : «Au cours de mes deux premières étapes dans le Béarn, j’ai surtout traversé des champs de maïs», raconte l’essayiste, qui regrette que les Pyrénées soient actuellement englouties dans une brume de chaleur.
Contrairement à d’autres régions de France, comme la vallée de la Meuse ou à Decazeville -où le marcheur a pu constater «avec sidération l’effondrement de la vie économique»- il note le dynamisme de la région. «L’agriculture est très riche et bien articulée avec l’industrie agroalimentaire. Le bassin de Lacq est un cas merveilleux, malgré la reconversion industrielle, on crée ici de l’emploi». Il compare ce cas à la Lorraine, où «l’épuisement des ressources en fer n’a donné lieu à aucune reconversion des mines.»
À la recherche du bonheur sur les pas de Jacques Lacarriere, dont il s’est inspiré de l’œuvre «Chemin faisant», Axel Kahn se présente comme un humaniste:la «parfaite félicité», qu’il éprouve comme but ultime, n’a de sens que partagée. «En temps réel», qui plus est.
«J’écris tous les jours un article sur mon blog, depuis ma tablette. J’y publie aussi des photos, prises avec mon iPhone», explique l’intellectuel, qui ne rompt pas pour autant avec la civilisation. «Je rencontre les amis des hôtes qui m’accueillent, des élus, les médias, tous ceux qui veulent me rencontrer.»
Mais pas question de marcher accompagné! Le matin, six à sept heures sans s’arrêter, Axel Kahn marche seul. «Je marche plutôt vite et préfère parcourir ma trentaine de kilomètres quotidiens avant qu’il ne fasse trop chaud.»
À 6 h 30, lorsqu’Axel Kahn pose le premier pas dehors (son moment préféré), à Saint-Palais, il se sent «libre comme jamais». «Personne ne dépend de ce que je fais, apprécie le retraité, heureux d’être loin de ses anciennes hautes responsabilités. Je peux manger quand je veux, je peux décider de changer de chemin…», énumère celui qui lave son linge à la main.
Sa marge de liberté est toutefois réduite par l’« angoisse de ne pas avoir de toit où passer la nuit ». Axel Kahn a donc réservé toutes ses chambres avant son départ, le 8 mai. « Avant, je campais, mais il y a un temps pour tout », confie l’homme de 68 ans.
Au cours de ses 70 étapes «merveilleusement organisées», le marcheur s’est aussi autorisé quelques détours. «Je me suis arrêté chez moi pour m’occuper de mes chevaux, entre la Bourgogne et la Champagne, raconte le cavalier. J’ai aussi rendu visite à mon frère, Jean-François Kahn, et je suis passé voir ma fille et mes petits- enfants.»
Au fil de sa marche, il se sent «profondément modifié, au mieux, enrichi». Et lorsqu’on lui demande où il en est actuellement? Il répond simplement:«Ici, avec vous et je trouve que la vie est belle.» Imprégné d’images, d’émotions et de sensations esthétiques, le désormais poète n’en garde pas moi les pieds sur terre.
Axel Kahn vient à la rencontre de son public le vendredi 2 août, à 18 heures, à la librairie Le 5e Art, à Saint-Jean-de-Luz. Retrouvez le sur son site : http://axelkahn.fr/blog/"



http://www.sudouest.fr/2013/07/29/quand-axel-kahn-part-a-la-recherche-du-bonheur-1127072-3982.php


dimanche 28 juillet 2013

Le sens du Chemin de Compostelle, selon Jean Christophe RUFIN!


...." Mais voilà que, dans cet hiver particulièrement glacial, dans le paysage blanc que je traversai ce jour là pour rentrer chez moi, je voyais revenir à moi des images de ciels éclatants et de sentiers boueux, d'ermitas solitaires et de côtes battues par les vagues. Dans la prison de la mémoire, le Chemin s'éveillait, cognait aux murs, m'appelait. Je commençai à y penser, à écrire et, en tirant le fil, tout est venu.
Rien n'avait disparu. C'est une erreur ou une commodité de penser qu'un tel voyage n'est qu'un voyage et que l'on peut l'oublier, le ranger dans une case. Je ne saurais pas expliquer en quoi le Chemin agit et ce qu'il représente vraiment.Je sais seulement qu'il est vivant et qu'on ne peut rien en raconter sauf le tout, comme je m'y suis employé. Mais, même comme cela, l'essentiel manque et je le sais. C'est bien pour cela que, d'ici peu, je vais reprendre la route.
Et vous aussi."...
Jean Christophe RUFIN, " Immortelle randonnée, Compostelle malgré moi" www.editionsguerin.com

Ci jointes 3 photos de Chandolin, village suisse du Val d'Anniviers dans le Valais Suisse ( un chalet, des tombes fleuries ( avec des Edelweiss), la récolte collective du foin.)














jeudi 25 juillet 2013

Continuer de Cheminer vers... un sommet... l'Illhorn , altitude 2716m , pour mieux questionner Jacques et son Maître!


 Dis toi, Jacques, pourquoi ne sais tu plus honorer  ceux qui viennent vers  toi, en ce 24 juillet, pour te célébrer? Pourquoi 80 morts, 160 blessés? Et toi, le Grand Initié, le Guide, pourquoi  tolères  tu une fois de plus  la souffrance? Pourquoi vôtre éternel  silence, à tous les deux? Accomplirez vous un jour l'effort de devenir "connaissables" et non plus seulement "pensables"?...
Au sommet de l'Illhorn!


Au sommet de l'Illhorn!


mercredi 24 juillet 2013

Cheminer et découvrir le Val d'Anniviers, en Valais Suisse:

En ce mois de juillet, avant de découvrir le Camino Primitivo, entre Oviedo et Santiago,le cheminant découvre, avec ses amis, le Val d'Anniviers, dans le Valais Suisse, à Grimentz.

Voici 3 exemples de randonnées effectuées:
- Cheminer et découvrir le Val d'Anniviers, en Valais Suisse: le lac de Lona.
Randonnée Grimentz - Bendolla(2129m d'altutude) - Lac de Lona ( 2600m).
Photos prises dimanche 21 juillet 2013.
- Cheminer et découvrir le Val d'Anniviers, en Valais Suisse: le barrage de Moiry.
Randonnée Grimentz - barrage de Moiry.
Photos prises lundi 22 juillet 2013.
- Cheminer et découvrir le Val d'Anniviers, en Valais Suisse: la randonnée des Lacs.
Partir de Saint Luc, monter à Tignousa par le funiculaire, et randonner en faisant une boucle par le lac de Combavert, le lac de l'Armina, celui de Bella Tola, à 2600 m d'altitude. Soit 13 kms et 600 m de dénivelées.
Photos prises le mardi 23 juillet 2013.


Un mazot



L'étoile des glaciers, l'Edelweiss.












L'Arnica






mercredi 10 juillet 2013

Audrey FERRARO au Club de la presse de Lille, juillet 2013.



Audrey FERRARO était l’invitée du Club de la Presse de Lille, début juillet 2013. Répondant aux questions de l’animateur Hervé Leroy, elle a commenté certains aspects de son roman « Un amour de camino » (éditions publibook).
Voici quelques éléments de résumé qui bien évidemment n’engagent que moi !
« Entre 2001 et 2011, le chemin ne m’a jamais quittée. En 2001, J’ai découvert quelque chose, une aventure extraordinaire, qui m’a fait réfléchir sur moi-même. Le chemin m’a nourrie par rapport aux questionnements de la vie.
J’avais envie de goûter l’aventure après les études, prendre mon sac et partir, sortir mon nez des cahiers. J’avais rencontré Paulo Coelho° (« l’extraordinaire se trouve sur le chemin des gens ordinaires »).
De fait, on a diverses raisons de partir (effectuer un retour sur soi, surpasser un deuil, une souffrance, se remettre en question, choisir une autre voie, faire une coupure…) mais, une fois sur le chemin, le chemin fait le reste !
 Etait-ce un Rite de passage à accomplir ? au début non, puis oui !
Le chemin m’a changée : c’est avec le recul qu’on l’apprend.
D’abord il faut savoir revenir du chemin car après avoir quitté 34 jours les sentiers battus de la vie ordinaire, quand on revient ça fait un peu bizarre, on est un peu perturbé, on se demande où est vraiment l’importance dans la vie. Et même si on n’a pas les réponses car ce n’est pas forcément le but premier, on a un questionnement qui nous nourrit au cours des années, au cours des mois. Et quand on a une épreuve de la vie, le chemin se rappelle à nous°°.
J’ai eu des réponses à mes questions ! j’ai eu aussi la chance de faire le chemin, jeune !
Marcher cela s’apprend, il faut 8-10 jours pour être dans l’ambiance du randonneur puis pèlerin, le « déformatage » prend du temps. Marcher, on souffre, qu’est-ce qu’on fait là ? Marcher, revenir à la vitesse de l’humain. Revenir sur soi, méditer ! avoir conscience de ce que l’on fait dans le moment présent.
Marcher, méditer, écrire le soir quand le corps est reposé !
Plus tard j’ai eu envie de mettre au propre mes notes et progressivement, je suis passée du carnet de voyages à un roman, à une intrigue : le « Je » s’est dissous dans le « Il ou Elle ». Je suis devenue esclave de mes personnages Ester et Frank, qui m’ont amenée de nouveau sur le chemin. J’ai vécu une nouvelle souffrance, intellectuelle.
Mais, je voulais redonner un peu de la magie de Compostelle qui m’a été donnée !


Remarques :
Au cours de l’interview l’animateur a lu quelques extraits du livre relatifs à ce qu’il appelle l’enracinement du récit dans le concret et plus précisément dans le « charnel ». Ainsi il a lu des extraits sur la description des saveurs gastronomiques des différents menus goûtés sur le chemin. Il a aussi lu des passages décrivant l’amour physique entre les deux héros. Selon lui, « le chemin est spirituel et enraciné ».
Ce même animateur a noté en tout début d’interview qu’à « la fin du livre, il y a un basculement qui fait la réussite du livre. » Mais ce basculement n’est-il pas… la découverte du Sens du chemin  et la preuve que l’héroïne vient bien d’accomplir un Rite de passage… On pourrait écrire beaucoup sur le Sens de cette fin de Livre, ô combien porteuse de symboles …
L’animateur a aussi souvent fait référence à JP RUFIN et à son dernier ouvrage pour établir parfois des parallèles.
Enfin, au terme de l’interview, il ne saura pas si Frank, le héros du livre, existe dans la tête de l’auteur ou bien dans le réel. Il ne saura pas plus si le chemin est un « lieu de drague ». Mais est-ce bien important ?



° En mars 1998, l’auteur rencontre Paulo Coelho à Lille qui raconte son expérience à travers « le Pèlerin de Compostelle » (« compréhension du mystère de la vie, épreuves, quête spirituelle »…). L’auteur a été fasciné et trouva « alors la direction de son escapade future ».
Paulo Coelho écrit dans « le Pèlerin de Compostelle » : « J’ai compris ce que cette expérience m’avait apporté. Aujourd’hui cette compréhension est ce que je possède de plus précieux : l’extraordinaire se trouve sur le chemin des gens ordinaires. Elle me permet de courir tous les risques pour aller au bout de ce en quoi je crois. »
°° Page 274 du roman, on peut lire : « En choisissant d’accomplir le camino, l’homme qui se mue peu à peu en pèlerin devient le maillon d’une grande chaîne, celle du Chemin des Etoiles où tant de gens ont marché avant lui et que d’autres emprunteront après. Ce dénominateur commun à tout pèlerin de Compostelle est une force pérenne sur laquelle il pourra se reposer, lorsque les turpitudes du quotidien lui joueront un mauvais tour… »




mardi 2 juillet 2013

Le nombre de pèlerins ayant retiré la Compostela en Juin 2013.


Les statistiques de Juin 2013 : des pèlerins toujours plus nombreux, malgré une météo souvent défavorable.

Les chiffres publiés par le Bureau des Pèlerins à Santiago  pour Juin 2013 rendent compte de 29 374 retraits de Compostela, soit 15% de plus qu’en juin 2012 et 17% de plus qu’en mai 2013.

Sur les 6 premiers mois de l’année, ce sont plus de 75 500 pèlerins qui sont arrivés à Santiago, soit sensiblement 8 000 de plus qu’en 2012, +12% par rapport à l’année 2012.

Rappelons que l’année sainte 2010 avait enregistré sur les 6 premiers mois de l’année près de 15 000 pèlerins de plus, soit environ 20% de plus.









lundi 1 juillet 2013

Cheminer parmi Blé, Orge, Tournesol, en Terre du Gers…


Vers Miradoux, Lectoure, en ces derniers jours de juin 2013…

En ces jours les plus longs de l’année, tandis que la lumière du Soleil illumine enfin les terres,  le sol libère blé, orge, tournesol. Le cheminant contemple alors la force de la nature et la dimension cyclique qui l’anime.
Le blé sort de terre,  le grain de blé est mort en terre et le voilà qui va se multiplier dans l’épi qui sera moissonné plus tard. Symbole du don de la vie, il est aussi symbole de fécondité car il est indispensable à la vie. Il est ainsi l’union entre l’humain et le végétal. Il est incitation à l’harmonie.