samedi 11 janvier 2014

Sur les pas d’un livre, un spectacle…


Dans une interview de Josuah REY je lis ceci : « Il y a plusieurs façons de faire le Chemin de Compostelle et, bien que certains pèlerins se préparent avec minutie, on ne choisit pas ce que l’on va vivre. Et c’est ça le cadeau! Que ce chemin soit de joies ou de larmes, que l’on s’aille cabriolant ou que l’on tire sa tendinite comme un âne récalcitrant, que l’on panse d’immenses déchirures, il y a toujours quelque chose d’important à vivre.  Je ne savais pas ce que serait le chemin mais c’était mon chemin. J’y ai cueilli des rencontres magnifiques, des échanges poignants, des générosités à vous brûler le cœur, des silences bouleversants... Et ce chemin, je le porte en moi. Aujourd’hui je vous l’offre, parce qu’il fut bel et bon, parce que j’y ai cueilli des brassées d’êtres et des instants magiques qui m’ont ouvert le cœur… Je vous les ai rapportés dans ma musette avec tous les parfums de la vie…
Un livre de poèmes, «Verdurlure et Carabistouilles, mon Chemin de Compostelle », avec sur les pas de ce livre un  spectacle :

« Le décor ? Du linge qui sèche sur un fil !
On va vers  le Champ des étoiles avec un corps soumis aux humbles nécessités de la vie, mais aussi avec les cinq sens en éveil.
Emporté par la présence magnétique de Josuah, par sa parole poétique ardente, tantôt délicate, tantôt truculente, mais toujours sensuelle, l'auditoire va de merveilles en merveilles. Et chacun chemine vers sa Compostelle intérieure… »
François Aguettaz.
Pour tous renseignements, verdurlure@gmail.com







De la part d’une pèlerine balayette…


Belle et bonne journée à vous,

Je me présente, Josuah REY, poète et pèlerine, de mon état.
Durant mon chemin de Compostelle en 2008: Le Puy-Compostelle, j'ai écrit un bouquet de poèmes savoureux, sur le quotidien du pèlerin, ses joies, ses peines, son chant de grâce et la nature qu'il traverse entre l'herbe et le ciel, dans un livre qui les rassemble tous.

Livre qui trouverait, dans votre bibliothèque, une heureuse place :

«VERDURLURE ET CARABISTOUILLES»
  MON CHEMIN DE COMPOSTELLE

Vous remerciant du coup d'oeil aimable que vous voudrez bien poser sur cette oeuvre.

Josuah REY, verdurlure@gmail.com

JE SUIS LA PÈLERINE BALAYETTE
Meseta le 15 juin 2008

Je suis la pèlerine balayette
Je ralentis mon pas, troublée
Par le baiser d’un papillon
Butineur ivre à mon front.

Inspirée par la muse, je pile
Et griffe sur les pages maculées
D’un joyeux carnet chiffonné
Un galimatias de vers étoilés.

Je suis la pèlerine balayette
C’est moi, qui, sans cesse, gamberge
Rêve et souris, écris trois mots
Et m’en repars au petit trot.

Je suis la pèlerine balayette
Celle qui papote et caquette
Avec les fleurs et les ruisseaux
Nourrit la terre, derrière en l’air
Gargouille rieuse et sans manière.

J’ai collecté, chemin faisant
Tant de chants quêtés aux passants
Que je balance sans façon
Dans un improbable jargon.

Je contemple l’immensité
Des montagnes de la Meseta
Seigles, blés, avoines craquants
Sous le plomb d’un soleil ardent
Puis je m’endors en ronronnant.

Je suis la pèlerine balayette
Je ramasse aussi les casquettes
Les pas perdus, les cœurs malades
Les gouttes de sueur fruitée
Où l’oiseau pourra s’abreuver.

Je suis la pèlerine balayette
C’est moi qui roule la moquette
Verdoyante de la prairie
Quand l’ultime marcheur a fui.
Josuah REY, verdurlure@gmail.com

dimanche 5 janvier 2014

Les statistiques 2013 à Santiago.

Les chiffres sont tombés: ce sont 215 880 pèlerins qui ont retiré la Compostela à Santiago en 2013, soit 12% de plus qu'en 2012: 192 431.
Les données à Saint Jean Pied de Port ne sont pas en ligne, rappelons qu'en 2012, 45 409 pèlerins avaient été recensés à l'accueil pèlerins.




jeudi 2 janvier 2014

Le dernier pas, poème de Josuah REY.



Josuah REY a mis en ligne, fin décembre 2013, sur « Cheminer », ce beau poème, « le dernier pas ».

" Ce poème peut paraître trop obscur pour ce temps de fêtes et de renaissance mais, pourtant, il me semble à sa juste place dans le temps du calendrier.
Avant de quitter cette année et ses chemins, il me reste à parler de ceux auxquels le chemin a donné le goût de reprendre leur pas et de survivre, de ceux qui continuent à errer dans l'obscurité de leur quête, de ceux qui n'ont pas trouvé leur chemin de vie et sont partis, sans se retourner. À tous ceux-là,  je veux redonner un instant d'existence. Penser à eux avec une infinie tendresse."
Josuah.

LE DERNIER PAS.

« ...Et puis, il y a ceux qui ne prendront plus le chemin
La face contre terre, foudroyés, arbres creux
Qu'un hiver a gelé jusqu'au fin fond de l'âme
Et qui laissent leur vie, sans refermer la porte
S'éteindre dans le soir en demandant pardon.

Ils sont de ceux, qui, les bras ballants
Ne dresseront un doigt au vent
Pour savoir d'où vient le bonheur
Ne chanteront avec le coq
Sur des clochers que l'aube emporte.

Ils ont, blanches, les mains, tant qu'à force d'étreindre
Jusqu'à casser leurs os leur bâton de fortune
Ils n'ont pour vêtement qu'un vieux chiffon de lune
Et se torchent le coeur, quand ils pleurent dedans.

Ils n'ont pas de nom pour nommer l'inexistence
De leur corps affûté au silex des jours
Pas de regard aux yeux, pas de mots pour leur langue
Impuissants et frileux, pas de rêves d'amour.

Ils sont loin devant nous, leurs pas n'a pas de trace
Ils marchent titubants dans l'impalpable absence
Ils marchent derrière nous, et leur ombre nous laisse
Comme une plaie au front quand ils glissent vers nous.

Ils sont fourbus d'errance, ni la terre, ni le ciel
N'ont connaissance d'eux et leur tendent la main
Ni toi, ni moi, passant, étranger, pèlerin
Ne les sentons passer, ces êtres vulnérables
Qui s'éteignent sans bruit et dont nul ne sait rien. »

Josuah.

L'image jointe est de Josuah REY.