Le partage de nombreux cheminements sur le camino, entre Bordeaux et Santiago de Compostelle, Fisterra, Muxia, ainsi que le partage de diverses autres randonnées.
samedi 29 septembre 2018
vendredi 28 septembre 2018
"L'homme qui marche", GIACOMETTI.
« L’homme qui
marche »-GIACOMETTI
« Pour symboliser
l’homme, Alberto Giacometti modèle un personnage filiforme réalisé de manière
stylisée, dont les membres paraissent s’étirer jusqu’à l’extrême. Ce personnage
irréel mêle à la fois une étrange fragilité et une solide détermination.
Impénétrable et pourtant si troublant, l’homme de Giacometti ne possède aucun trait personnalisable. Il n’est vêtu que de sa peau étrangement bosselée. Par cette absence d’identification de son visage, le personnage exalte une portée universelle qui exerce sur le spectateur une intrigante fascination.
A travers cette sculpture, l’artiste a su capter ce moment décisif d’un homme qui révèle en lui une force fondée sur son propre élan.
L’homme d’Alberto Giacometti ne se pose pas de question. Il vient de quelque part et se dirige vers un ailleurs. D’un pas décidé, les yeux rivés vers l’horizon, il semble s’élancer pour découvrir, comprendre et aller de l’avant, comme s’il avait un but à poursuivre. Sa conscience en éveil, il traverse le temps pour observer le monde. Ses pieds, ancrés dans le sol le relient inéluctablement à la terre avec qui il ne fait plus qu’un. Ici, c’est tout l’être entier qui se déplace à travers une force oblique, vers un avenir à créer. »
Impénétrable et pourtant si troublant, l’homme de Giacometti ne possède aucun trait personnalisable. Il n’est vêtu que de sa peau étrangement bosselée. Par cette absence d’identification de son visage, le personnage exalte une portée universelle qui exerce sur le spectateur une intrigante fascination.
A travers cette sculpture, l’artiste a su capter ce moment décisif d’un homme qui révèle en lui une force fondée sur son propre élan.
L’homme d’Alberto Giacometti ne se pose pas de question. Il vient de quelque part et se dirige vers un ailleurs. D’un pas décidé, les yeux rivés vers l’horizon, il semble s’élancer pour découvrir, comprendre et aller de l’avant, comme s’il avait un but à poursuivre. Sa conscience en éveil, il traverse le temps pour observer le monde. Ses pieds, ancrés dans le sol le relient inéluctablement à la terre avec qui il ne fait plus qu’un. Ici, c’est tout l’être entier qui se déplace à travers une force oblique, vers un avenir à créer. »
Extrait de
www.unesco.org
jeudi 27 septembre 2018
Cheminer vers Castrojeriz… à la recherche d’un creuset.
Cheminer vers Castrojeriz… à la recherche d’un creuset.
Devant la façade de l’église Santo Domingo du XVI ème siècle, à
Castrojeriz, deux singulières têtes de mort en pierre attirent le regard du
pèlerin : sur l’une, « O Mors », sur l’autre « O
Aeternitas ».
Pour comprendre la symbolique de ces têtes, et interpréter cet ossuaire
(osario), un cadre explicatif renvoie à des paroles du prophète Jérémie
(Jérémie 1/12). Quand on lit ce que dit la Bible (Jérémie en 1/12), force est
de constater qu’on a du mal à faire un lien strict avec le texte proposé sur le
cadre.
C’est pour cela que je préfère l’analyse de Patrick BURENSTEINAS,
scientifique passionné d’alchimie, analyse proposée dans le film « Le
voyage alchimiste », PGA films, film de Georges COMBE.
En fait, pour interpréter les deux têtes de mort, il convient d’intégrer
dans la réflexion, le petit trou en bas, à gauche de la façade !
Ce creuset rappelle le four de l’alchimiste, l’athanor !
Avec le creuset, l’alchimiste cherche inlassablement à décomposer la
matière pour la rendre apte à accueillir la lumière et à faire éclore la pierre
philosophale qui ouvre le chemin de l’éternité.
De la même manière, par un travail permanent sur lui, « l’homme
ordinaire » se dépouille progressivement des scories qui font son ego. Il
accède alors à une dimension où le spirituel prend le pas sur la matière !
Son « creuset » personnel, outil de travail, une vie durant, doit
permettre à cet homme de mourir en ayant mis « son âme hors » (la
mort), MORS.
Il doit aussi favoriser l’émergence de la partie la plus noble de son
corps, la dimension spirituelle, celle qui incarne la lumière et qui se confond
dans l’éternité avec la transmission, AETERNITAS.
Pour l’alchimiste, le chemin de l’AETERNITAS, c’est la quête du cinquième
élément (éternité, « éther sans la terre »), la quintessence.
Nous sommes mortels, l’être humain doit faire appel à un creuset de vie
pour donner du sens à son cheminement, mettre son âme hors de la matière et
aspirer ainsi à une forme d’éternité spirituelle !
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