jeudi 23 juin 2016

Cheminer à Castrojeriz … avec un creuset.


Gilles Belugou, par sa photo prise, à Castrojeriz, d’une tête de mort, et « postée » dans le groupe Facebook, , m’a incité à réfléchir au symbolisme de cette tête, ou plutôt des deux têtes, car de fait il y en a deux, ainsi qu’à celui du creuset qui se cache à même le sol et que souvent le pèlerin ne voit pas.  
Oui, ces deux têtes de mort invitent le pèlerin à une réflexion sur la mort ! Mais cette réflexion ne doit-elle pas intégrer le creuset, le petit trou, situé sous la première tête ?
Ce creuset rappelle le four de l’alchimiste, l’athanor !
Avec le creuset, l’alchimiste cherche inlassablement à décomposer la matière pour la rendre apte à accueillir la lumière et à faire éclore la pierre philosophale qui ouvre le chemin de l’éternité.
De la même manière, par un travail permanent sur lui, « l’homme ordinaire » se dépouille progressivement des scories qui font son ego. Il accède alors à une dimension où le spirituel prend le pas sur la matière !
Son « creuset » personnel, outil de travail, une vie durant, doit permettre à cet homme de mourir en ayant mis « son âme hors » (la mort), MORS.
Il doit aussi favoriser l’émergence de la partie la plus noble de son corps, la dimension spirituelle, celle qui incarne la lumière et qui se confond dans l’éternité avec la transmission, ETERNITAS.
Pour l’alchimiste le chemin de l’ETERNITAS c’est la quête du cinquième élément (éternité, « éther sans la terre »), la quintessence.
Nous sommes mortels, le passage de la vie à la mort fait appel à un creuset dont l’usage doit donner du sens à notre cheminement !
"jeudi 18 octobre 2001, Hontanas – Itero del Castillo
… Sur leur parcours, Frank et Ester passent devant la façade de l’église Santo Domingo du XVI ème siècle où deux singulières têtes de mort en pierre représentent le passé « O Mors » et l’éternité « O Aeternitas » ?"
 Audrey FERRARO, « un amour de camino », www.publibook.com.
..." Frank et Ester l'ont bien compris. Plus ils progressent sur les sentes espagnoles et plus ils se laissent gagner par l'esprit du chemin..."
Audrey FERRARO, « un amour de camino », www.publibook.com.

Nota : certaines photos présentées ci-après sont extraites du film « Le voyage alchimiste », PGA films, film de Georges COMBE, avec Patrick BURENSTEINAS, scientifique passionné d’alchimie.








mercredi 22 juin 2016

Cheminer et contempler un cadran solaire.



Lors de son départ sur le Chemin, Jules Girod a « posté » sur « Cheminer » une étrange photo. Il m’a donné envie d’en savoir plus sur cette photo de cadran solaire.
 « Au 27 Rue St Jacques, à Paris, on peut contempler un étrange cadran solaire. Ce moulage en ciment représente une tête de femme dont le haut ressemble à une coquille St Jacques en allusion à la rue et à St Jacques de Compostelle. Le cadran est légèrement vers l’ouest, il manque un peu de précision. Les sourcils en forme de flamme évoquent les rayons ardents du soleil, et les cheveux, ramenés derrière la nuque, retombent sur les épaules. Il est l’œuvre de Salvador DALI.
A midi, le mardi 15 novembre 1966, le « premier évènement du XXIè siècle » a eu lieu. Juché dans la nacelle d’un élévateur, le Maître Salvador Dali dévoile sa nouvelle oeuvre, au rythme des instruments de la fanfare des Beaux-Arts.

Cette oeuvre de ciment, fut réalisée en l’honneur des amis du sculpteur qui possédaient le magasin d’angle.
La grisaille d’Automne se prêtant mal à l’exercice, un projecteur fit quelques temps office de soleil. L’oeuvre est aussi un hommage discret aux pèlerins de Saint Jacques de Compostelle auxquels la rue fait directement référence ».







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