vendredi 8 juillet 2011

Les premiers pas en Juillet 2011, entre Gradignan et Belin-Mons..

Dans le cadre de ma préparation j’ai accompli  le jeudi 23 juin la séquence Gradignan- Le Barp - Belin Beliet - Mons.
Entre Gradignan et Le Barp, les pas accomplis le long de l’ancienne route nationale côtoient  la trace de diverses souffrances passées ou encore actuelles :
-          des fleurs, posées à même les arbres, rappellent les dangers de la route et le caractère autrefois très  meurtrier de l’itinéraire vers l’Espagne.
-          deux monuments commémorent les feux de l’Eté 1949 qui, le 20 août, firent périr par brulures ou asphyxie 82 civils ou militaires tout en détruisant 30 000 ha de forêt.
Le premier est constitué de 3 arbres, nus, élancés vers le ciel, et renvoyant à la symbolique christique du « pourquoi m’as-tu abandonné ? ».  Le second  liste l’identité de chacun de ces héroïques défenseurs de la forêt.
Le temps a passé, mais la nécessité de respecter et protéger la forêt, le devoir de conduite routière exemplaire, demeurent plus que jamais.
Le long de cette route, l’esprit du marcheur est totalement pollué par les nuisances phoniques d’une route désormais livrée aux mouvements pendulaires entre Bordeaux et la périphérie. Les voyageurs qui autrefois  traversaient la région pour aller vers la péninsule ibérique ou l’Afrique du Nord ont été remplacés par les tenants  de l’étalement urbain.
Les pas côtoient aussi les innombrables déchets libérés à travers les fenêtres des véhicules (mégots de cigarettes, paquets  vides de cigarettes offrant au passant son message « fumer tue », cannettes…).
A l’arrivée le tympan de l’Eglise Saint Jacques du Barp accueille le marcheur tandis que l’église est apparemment fermée.
Entre Le Barp et Belin Beliet, Mons, le parcours effectué en dehors de la route, et établi à travers divers pare - feux,  réconcilie le marcheur avec une forme d’apaisement et de sérénité, au sein du parc naturel régional des Landes de Gascogne.
Enfin le silence et le contact vrai avec les pins, les fougères, l’eau de la Leyre, les mais, et …un chevreuil.
L’esprit du marcheur reste lucide quand son regard se fixe sur les restes de la tempête  de 2009, laquelle avait dévasté par des vents violents la forêt de pins, ces colosses de 30 m de hauteur mais aux racines peu profondes.
Les pas se déroulent au rythme de 4km/h, les rafales du vent déchainé s’exécutent à 170 km/h.
La nature est à notre image et porte en elle une zone d’ombre dévastatrice.












La belle église romane de Mons, au sud de Belin, se dessine alors, aux termes d’une journée de 40kms en 10H…mais elle est fermée. Dommage ! Les derniers pas de la journée se font parmi les tombes du cimetière qui entourent l’église.

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