On dit de ce poète espagnol, qu’il
« mélangea la rêverie mélancolique et raffinée à l’inspiration
terrienne. » (wikipedia).
On se souvient qu’il maitrisait
parfaitement la langue française (il fut professeur de français) et surtout
qu’il mit sa plume au service du parti républicain pendant la guerre civile
d’Espagne. A la chute de la seconde république espagnole il fut contraint de
fuir vers la France, à Collioure. Il y mourut le 22/02/1939, à 64 ans, épuisé.
Sa mère mourut 3 jours plus tard.
Au cimetière de Collioure, une
tombe a été édifiée à l’initiative du violoncelliste Pablo Casals.
Le cheminant qui prendra le temps
d’aller se recueillir sur cette tombe remarquera une boîte aux lettres destinée
à recueillir le courrier qui lui est adressé et rend compte de l’éternité des
poètes…
En 1960, Louis Aragon lui
rendit hommage dans Les poètes (plus tard mis en musique et chanté
par Jean Ferrat) :
« Machado dort à Collioure
Trois pas suffirent hors d'Espagne
Que le ciel pour lui se fît lourd
Il s'assit dans cette campagne
Et ferma les yeux pour toujours. »
Le poème original, en Espagnol, constitutif du Chant XXIX,
Proverbios y cantarès,Campos de Castilla, 1917.
« Caminante, son tus huellas
el camino, y nada mas ;
caminante, no hay camino,
se hace camino al andar.
Al andar se hace camino,
y al volver la vista atras
se ve la senda que nunca
se ha de volver a pisar.
Caminante, no hay camino,
sino estelas en la mar. »
Antonio Machado
« Caminante, son tus huellas
el camino, y nada mas ;
caminante, no hay camino,
se hace camino al andar.
Al andar se hace camino,
y al volver la vista atras
se ve la senda que nunca
se ha de volver a pisar.
Caminante, no hay camino,
sino estelas en la mar. »
Antonio Machado
Le poème a fait
l’objet de diverses traductions :
La traduction
d’Elie ARIE : « Tout
passe. »
« Tout passe
et tout demeure
Mais notre affaire est de passer
De passer en traçant
Des chemins
Des chemins sur la mer
Voyageur, le chemin
C'est les traces
de tes pas
C'est tout ; voyageur,
il n'y a pas de chemin,
Le chemin se fait en marchant
Le chemin se fait en marchant
Et quand tu regardes en arrière
Tu vois le sentier
Que jamais
Tu ne dois à nouveau fouler
Voyageur! Il n'y a pas de chemins
Rien que des sillages sur la mer. »
et tout demeure
Mais notre affaire est de passer
De passer en traçant
Des chemins
Des chemins sur la mer
Voyageur, le chemin
C'est les traces
de tes pas
C'est tout ; voyageur,
il n'y a pas de chemin,
Le chemin se fait en marchant
Le chemin se fait en marchant
Et quand tu regardes en arrière
Tu vois le sentier
Que jamais
Tu ne dois à nouveau fouler
Voyageur! Il n'y a pas de chemins
Rien que des sillages sur la mer. »
Traduction de José
Parets-LLorca.
« Marcheur, ce sont tes
traces
ce chemin, et rien de plus ;
Marcheur, il n'y a pas de chemin,
Le chemin se construit en marchant.
En marchant se construit le chemin,
Et en regardant en arrière
On voit la sente que jamais
On ne foulera à nouveau.
Marcheur, il n'y a pas de chemin,
Seulement des sillages sur la mer. »
ce chemin, et rien de plus ;
Marcheur, il n'y a pas de chemin,
Le chemin se construit en marchant.
En marchant se construit le chemin,
Et en regardant en arrière
On voit la sente que jamais
On ne foulera à nouveau.
Marcheur, il n'y a pas de chemin,
Seulement des sillages sur la mer. »
Traduction de Pierre-Yves
Gomez
« Marcheur, il n'y a que
tes pas,
Pour faire le chemin où tu vas,
Marcheur, il n'est pas de chemin,
Que celui que tes pas vont faire.
Et quand tes pas font le chemin,
Jamais plus tu n'emprunteras
Le sillon qui déjà s'efface,
Lorsque tu regardes en arrière
Marcheur, il n'est pas de chemin,
Mais des sillages sur la mer. »
Pour faire le chemin où tu vas,
Marcheur, il n'est pas de chemin,
Que celui que tes pas vont faire.
Et quand tes pas font le chemin,
Jamais plus tu n'emprunteras
Le sillon qui déjà s'efface,
Lorsque tu regardes en arrière
Marcheur, il n'est pas de chemin,
Mais des sillages sur la mer. »
Traduction Gallimard
(Proverbes et chansons).
« Voyageur, le
chemin
Sont les traces de
tes pas
C'est tout ;
voyageur
Il n'y a pas de
chemin
Le chemin se fait
en marchant.
Le chemin se fait
en marchant
Et quand on tourne
les yeux en arrière
On voit le sentier
que jamais
On ne doit à
nouveau fouler.
Voyageur, il n'est
pas de chemin,
Rien que des
sillages sur la mer. »
Autre traduction :
« Toi
qui voyages, ce que tu crois être le chemin
Ne
sont que tes pas
Rien
d'autre
Toi
qui voyages, de chemin il n'y a
Le
chemin naît en marchant
Le
chemin c'est tes pas qui le font
Et
lorsque tu te retournes
Tu
peux voir la sente
Que
plus jamais tu n'auras le droit de prendre
Toi
qui voyages, de chemin il n'y a
Rien
de plus que des traces sur la mer. »
merci pour mes 25 années de chemin de saint jacques de compostelle
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