dimanche 3 juin 2012

O Mors, O Aeternitas, Castrojeriz!.



… Castrojeriz…

"jeudi 18 octobre 2001, Hontanas – Itero del Castillo
… Sur leur parcours, Frank et Ester passent devant la façade de l’église Santo Domingo du XVI ème siècle où deux singulières têtes de mort en pierre représentent le passé « O Mors » et l’éternité « O Aeternitas » ?"

 Audrey FERRARO, « un amour de camino », www.publibook.com.

Oui, ces deux têtes de mort invitent le pèlerin à une réflexion sur la mort ! Mais cette réflexion ne doit-elle pas intégrer le creuset, le petit trou, situé sous la première tête ?
Ce creuset rappelle le four de l’alchimiste, l’athanor !
Avec le creuset, l’alchimiste cherche inlassablement à décomposer la matière pour la rendre apte à accueillir la lumière et à faire éclore la pierre philosophale qui ouvre le chemin de l’éternité.
De la même manière, par un travail permanent sur lui, « l’homme ordinaire » se dépouille progressivement des scories qui font son ego. Il accède alors à une dimension où le spirituel prend le pas sur la matière !
Son « creuset » personnel, outil de travail, une vie durant, doit permettre à cet homme de mourir en ayant mis « son âme hors » (la mort), MORS.
Il doit aussi favoriser l’émergence de la partie la plus noble de son corps, la dimension spirituelle, celle qui incarne la lumière et qui se confond dans l’éternité avec la transmission, ETERNITAS.
Pour l’alchimiste le chemin de l’ETERNITAS c’est la quête du cinquième élément (éternité, « éther sans la terre »), la quintessence.
Nous sommes mortels, le passage de la vie à la mort fait appel à un creuset dont l’usage doit donner du sens à notre cheminement !

..." Frank et Ester l'ont bien compris. Plus ils progressent sur les sentes espagnoles et plus ils se laissent gagner par l'esprit du chemin..."
Audrey FERRARO, « un amour de camino », www.publibook.com.

Nota : certaines photos présentées ci-après sont extraites du film « Le voyage alchimiste », PGA films, film de Georges COMBE, avec Patrick BURENSTEINAS, scientifique passionné d’alchimie.

L'arrivée sur Castrojeriz

"couronnée par les ruines d'un ancien château..."
" cette bourgade...construite sur le versant sud d'une colline"

l'arrivée à Castrojeriz,,la ville à la muraille aux 7 portes d’accès.

La calle real, el camino






L'église Santo Domingo, la calle real, les deux têtes de mort, le petit trou, creuset.

Mors



Aeternitas, Eternitas


Aeternitas, Eternitas 







samedi 2 juin 2012

BELORADO, el Paseo del Animo, la marche du courage…



En traversant Belorado, je me souviens que mon regard avait été attiré par  la présence de plusieurs dalles de bronze, à même le chemin, sur lesquelles  les pas des pèlerins venaient se poser. Ils y laissaient une trace faite de terre ou de poussière. Je m’étais arrêté, j’avais contemplé ces dalles devenues œuvres d’art et symboles de l’universalité du chemin.
Les villes traversées ont souvent fait l’effort de personnaliser le parcours de Compostelle en leur traversée.
Ici cet effort s’est traduit par un projet, « El Paseo del Animo », la marche du courage, initié par les autorités pour rendre compte entre autres du lien historique entretenu entre Belorado et le Chemin de Compostelle.
Ainsi, « le Chemin offre une reconnaissance et un hommage à tous ceux qui l’ont parcouru, qui l'ont défendu, et qui ont obtenu que cet itinéraire soit reconnu itinéraire culturel européen par le Conseil de l’Europe ».
Ces dalles représentent 2 empreintes :
-       une empreinte de pas, symbolisant la trace laissée par le pèlerin de Compostelle,
-       une empreinte de main, signe de bienvenue, d’accueil et d’hospitalité de la part des habitants de Belorado.
Ce sont des personnalités reconnues, des scientifiques, des artistes, des champions sportifs, …qui ont donné leurs empreintes, en témoignage.
Citons parmi eux Miguel INDURAIN (quintuple vainqueur du Tour de France entre 1990 et 1995), Carlos HERRERA (journaliste espagnol), Eudald CARBONNEL (archéologue),Emiliano AGUIRRE (paléontologue), Esther SAN MIGUEL ( ex championne d’Europe de judo en 2009), Fernando ROMAY (ancien basketteur espagnol), Edurne PASABAN( alpiniste espagnole, première femme à avoir gravi les 14 sommets de plus de 8000m, entre 2001(l’Everest) et 2010 (Anapurna et Shishapangma), Martin SHEEN et Emilio ESTEVEZ (acteurs américains)…
Sources : www.belorado.org
Le Logo

Les 2 empreintes
Un exemple de dalles (Carlos HERRERA, journaliste)
Edurne PASABAN (alpiniste)

Emiliano AGUIRRE (paléontologue)

Martin SHEEN, Emilio ESTEVEZ,(acteurs US, père et fils)

Esther SAN MIGUEL( ex championne d'Europe de Judo)

Eudald CARBONNEL (archéologue)

Fernando ROMAY ( ancien basketteur)


Le Roi Miguel


Carlos HERRERA, journaliste


Les témoins du projet, les hirondelles de la "grand-place à arcades"


vendredi 1 juin 2012

Les coquilles de Saint Jacques!



Ce message complète le précédent consacré au pictogramme, logo officiel du Chemin


« En choisissant d’accomplir le camino, l’homme qui se mue peu à peu en pèlerin devient le maillon d’une grande chaîne, celle du Chemin des Etoiles où tant de gens ont marché avant lui et que d’autres emprunteront après. Ce dénominateur commun à tout pèlerin de Compostelle est une force pérenne sur laquelle il pourra se reposer, lorsque les turpitudes du quotidien lui joueront un mauvais tour. »
Audrey FERRARO, « un amour de camino », www.publibook.com. (mercredi 7 novembre 2001, Saint Jacques de Compostelle)

Photos de coquilles rencontrées en différentes villes:

Lesperon, Landes

Pampelune
Uterga

Puente la Reina
Estella

Logrogno

Navarrette

Najera

Belorado

Burgos

Carrion de los condes

Leon

Leon

Entre Leon et Hospital de Orbigo

Entre Leon et Hospital de Orbigo 

Entre Palas de Rei et Arzua

Santiago



Flèches jaunes, coquilles, fonds bleu ! Volet 1 : pictogrammes



Jeudi 4 octobre 2001, étape Roncevaux Larrassoana :
« Le balisage des itinéraires vers Saint Jacques de Compostelle est inégal et variable d’une région à l’autre. Depuis les années  quatre-vingt, l’homogénéisation tend à se généraliser avec la reconnaissance d’un Itinéraire Culturel par le Conseil de l’Europe….la signalétique n’est pas entretenue de façon régulière .D’ailleurs certains tronçons ne sont pas encore balisés….Qu’elle soit positionnelle ou directionnelle, celle rencontrée en Espagne prend généralement la forme de flèches jaunes, peintes au sol, sur des rochers ou des arbres. Elles indiquent la direction vers Compostelle, au même titre que la coquille qui, parfois scellée par un clou de bronze dans le pavé d’une allée, prend diverses formes.
… de plus en plus rencontrée, la coquille stylisée sur fonds bleu correspond au logo commandé par le Conseil de l’Europe. Les graphistes espagnols Macua et Garcia Ramos ont conçu le pictogramme afin de faire ressortir 3 aspects du Chemin : l’emblème traditionnel du pèlerinage de Compostelle avec la Coquille ; l’idée de la convergence des chemins vers Saint Jacques de Compostelle, avec les lignes en éventail disposées comme les doigts d’une main et enfin, l’image dynamique des mouvements vers l’Ouest »
Audrey FERRARO, « un amour de camino », www.publibook.com.
Tous les pèlerins, marcheurs, cheminants sont sensibles à ces flèches jaunes, au pictogramme officiel, à la coquille, à tous ces signes qui guident les pas. Ce sont en quelque sorte des signes de secours, de soutien et de cœur, pour guider et soutenir la progression vers l’Ouest du marcheur. On pourrait dire… des mains fraternelles auxquelles s’agrippent le pèlerin à la recherche d’un réconfort. Coté France, on trouve aussi les horizontales blanches et rouges pour canaliser les pas. Des croix barrées protègent parfois de l’erreur de cheminement.
Même seul, le pèlerin se trouve accompagné.
L’été dernier, j’ai trouvé que l’itinéraire était parfaitement balisé ce qui laisserait penser qu’en 10 ans, le balisage s’est amélioré. J’ai eu le même sentiment en Mai 2012.
En ville, la signalisation prend souvent un relief particulier, une coquille scellée au sol dirige les pas, prenant des formes différentes selon la dimension symbolique voulue par les habitants des villes traversées.
Dans tous les cas, la coquille accueille les pas et les rend moins douloureux à celui qui souffre.
Je reste sensible au raisonnement des graphistes sur les 3 aspects du chemin mais je crois que le pictogramme n’est qu’un support, un outil pour découvrir le véritable sens de tous ces signes ! Le pictogramme porte alors une dimension élargie. Il invite à aller au-delà !
Il appartient à chacun de définir cette dimension. C’est la force de ce pictogramme, c’est la force de la coquille.
En cheminant, en contemplant la coquille ou le pictogramme, je voyais des nervures qui dessinent différents chemins et qui se réunissent pour se fondre en  un seul lieu, un creuset, un creuset de lumière. Ce creuset de lumière et de chaleur est témoignage de l’épurement de la matière et de la libération de l’esprit du chemin. Ce creuset est le lieu du Cœur et de la rencontre avec l’Autre !
Il accueille l’eau de Vie ! Il est le lieu d’union de tous les maillons.
« En choisissant d’accomplir le camino, l’homme qui se mue peu à peu en pèlerin devient le maillon d’une grande chaîne, celle du Chemin des Etoiles où tant de gens ont marché avant lui et que d’autres emprunteront après. Ce dénominateur commun à tout pèlerin de Compostelle est une force pérenne sur laquelle il pourra se reposer, lorsque les turpitudes du quotidien lui joueront un mauvais tour. »
Audrey FERRARO, « un amour de camino », www.publibook.com. (mercredi 7 novembre 2001, Saint Jacques de Compostelle)

D‘une manière générale, j’ai été très sensible à ces signes directionnels.
On trouvera ci-après diverses photos prises en chemin !
La première série est orientée pictogrammes, la seconde se rapporte aux différentes coquilles rencontrées dans les traversées de villes.

Photos de flèches ou du pictogramme...

Entre Gradignan et Belin Beliet




à Saint Paul les Dax


Entre Saint Paul les Dax et Cauneille


Entre Saint Paul les Dax et Cauneille


Entre Peyrehorade et Saint Palais


Pampelune
Espinal

Logrono

Entre Santo Domingo de la Calzada et Belorado

Entre Fromista et Carrion de los Condes

Entre Terradillos et Bercianos

Entre Acebo et Cacabelos

Entre Acebo et Cacabelos 

Entre O Cebreiro et Triacastela

Aux portes de la deputacion de La Corogne

Entre Arzua et O Pedrouso, Salceda.

Aux portes de Santiago







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