dimanche 23 février 2014

Le nombre de nationalités différentes sur les Chemins de Compostelle.


Le métissage sur les Chemins ou le nombre de nationalités recensées à Compostelle et Saint Jean Pied de Port.
A partir des statistiques des bureaux de pèlerins de Santiago et Saint Jean Pied de Port, il est possible de rendre compte du nombre de nationalités de pèlerins recensées dans ces 2 lieux.
-          Au cours des 10 dernières années, le nombre de nationalités différentes recensées à Santiago varie de 110, année 2008, à 140, année 2010 ou 2013. Les 4 dernières années voient un nombre variant de 126, année 2011, à 140, année 2010 ou 2013. Au cours de ces 4 années, l’année jacquaire 2010 semble à l’origine d’un « saut significatif» vers une ouverture accrue aux pèlerins d’horizons nouveaux : la moyenne sur les années 2010 à 2013 , 135, est de 20% supérieure à la moyenne 2004 à 2009, 112.
-          A Saint Jean Pied de Port, le nombre varie de 74, année 2005, à 109 en 2013 (pour l’année 2013, on trouve aussi le nombre de 118 dans le rapport annuel, mais de fait le lecteur n’en compte que 109 dans le tableau statistique). L’année 2013 enregistre une forte hausse par rapport aux années précédentes et notamment par rapport à 2012 qui n’enregistrait que 82 nationalités différentes. Cette année 2013 voit d’ailleurs le seuil des 100 nationalités franchi pour la première fois.
-          Globalement, pour les 4 dernières années, la moyenne observée à Santiago, 134, est de 43% supérieure à celle de Saint Jean, 94. Il y a donc 41 nationalités en plus à Santiago.








samedi 11 janvier 2014

Sur les pas d’un livre, un spectacle…


Dans une interview de Josuah REY je lis ceci : « Il y a plusieurs façons de faire le Chemin de Compostelle et, bien que certains pèlerins se préparent avec minutie, on ne choisit pas ce que l’on va vivre. Et c’est ça le cadeau! Que ce chemin soit de joies ou de larmes, que l’on s’aille cabriolant ou que l’on tire sa tendinite comme un âne récalcitrant, que l’on panse d’immenses déchirures, il y a toujours quelque chose d’important à vivre.  Je ne savais pas ce que serait le chemin mais c’était mon chemin. J’y ai cueilli des rencontres magnifiques, des échanges poignants, des générosités à vous brûler le cœur, des silences bouleversants... Et ce chemin, je le porte en moi. Aujourd’hui je vous l’offre, parce qu’il fut bel et bon, parce que j’y ai cueilli des brassées d’êtres et des instants magiques qui m’ont ouvert le cœur… Je vous les ai rapportés dans ma musette avec tous les parfums de la vie…
Un livre de poèmes, «Verdurlure et Carabistouilles, mon Chemin de Compostelle », avec sur les pas de ce livre un  spectacle :

« Le décor ? Du linge qui sèche sur un fil !
On va vers  le Champ des étoiles avec un corps soumis aux humbles nécessités de la vie, mais aussi avec les cinq sens en éveil.
Emporté par la présence magnétique de Josuah, par sa parole poétique ardente, tantôt délicate, tantôt truculente, mais toujours sensuelle, l'auditoire va de merveilles en merveilles. Et chacun chemine vers sa Compostelle intérieure… »
François Aguettaz.
Pour tous renseignements, verdurlure@gmail.com







De la part d’une pèlerine balayette…


Belle et bonne journée à vous,

Je me présente, Josuah REY, poète et pèlerine, de mon état.
Durant mon chemin de Compostelle en 2008: Le Puy-Compostelle, j'ai écrit un bouquet de poèmes savoureux, sur le quotidien du pèlerin, ses joies, ses peines, son chant de grâce et la nature qu'il traverse entre l'herbe et le ciel, dans un livre qui les rassemble tous.

Livre qui trouverait, dans votre bibliothèque, une heureuse place :

«VERDURLURE ET CARABISTOUILLES»
  
MON CHEMIN DE COMPOSTELLE

Vous remerciant du coup d'oeil aimable que vous voudrez bien poser sur cette oeuvre.

Josuah REY, verdurlure@gmail.com

JE SUIS LA PÈLERINE BALAYETTE
Meseta le 15 juin 2008

Je suis la pèlerine balayette
Je ralentis mon pas, troublée
Par le baiser d’un papillon
Butineur ivre à mon front.

Inspirée par la muse, je pile
Et griffe sur les pages maculées
D’un joyeux carnet chiffonné
Un galimatias de vers étoilés.

Je suis la pèlerine balayette
C’est moi, qui, sans cesse, gamberge
Rêve et souris, écris trois mots
Et m’en repars au petit trot.

Je suis la pèlerine balayette
Celle qui papote et caquette
Avec les fleurs et les ruisseaux
Nourrit la terre, derrière en l’air
Gargouille rieuse et sans manière.

J’ai collecté, chemin faisant
Tant de chants quêtés aux passants
Que je balance sans façon
Dans un improbable jargon.

Je contemple l’immensité
Des montagnes de la Meseta
Seigles, blés, avoines craquants
Sous le plomb d’un soleil ardent
Puis je m’endors en ronronnant.

Je suis la pèlerine balayette
Je ramasse aussi les casquettes
Les pas perdus, les cœurs malades
Les gouttes de sueur fruitée
Où l’oiseau pourra s’abreuver.

Je suis la pèlerine balayette
C’est moi qui roule la moquette
Verdoyante de la prairie
Quand l’ultime marcheur a fui.
Josuah REY, verdurlure@gmail.com

dimanche 5 janvier 2014

Les statistiques 2013 à Santiago.

Les chiffres sont tombés: ce sont 215 880 pèlerins qui ont retiré la Compostela à Santiago en 2013, soit 12% de plus qu'en 2012: 192 431.
Les données à Saint Jean Pied de Port ne sont pas en ligne, rappelons qu'en 2012, 45 409 pèlerins avaient été recensés à l'accueil pèlerins.




jeudi 2 janvier 2014

Le dernier pas, poème de Josuah REY.



Josuah REY a mis en ligne, fin décembre 2013, sur « Cheminer », ce beau poème, « le dernier pas ».

" Ce poème peut paraître trop obscur pour ce temps de fêtes et de renaissance mais, pourtant, il me semble à sa juste place dans le temps du calendrier.
Avant de quitter cette année et ses chemins, il me reste à parler de ceux auxquels le chemin a donné le goût de reprendre leur pas et de survivre, de ceux qui continuent à errer dans l'obscurité de leur quête, de ceux qui n'ont pas trouvé leur chemin de vie et sont partis, sans se retourner. À tous ceux-là,  je veux redonner un instant d'existence. Penser à eux avec une infinie tendresse."
Josuah.

LE DERNIER PAS.

« ...Et puis, il y a ceux qui ne prendront plus le chemin
La face contre terre, foudroyés, arbres creux
Qu'un hiver a gelé jusqu'au fin fond de l'âme
Et qui laissent leur vie, sans refermer la porte
S'éteindre dans le soir en demandant pardon.

Ils sont de ceux, qui, les bras ballants
Ne dresseront un doigt au vent
Pour savoir d'où vient le bonheur
Ne chanteront avec le coq
Sur des clochers que l'aube emporte.

Ils ont, blanches, les mains, tant qu'à force d'étreindre
Jusqu'à casser leurs os leur bâton de fortune
Ils n'ont pour vêtement qu'un vieux chiffon de lune
Et se torchent le coeur, quand ils pleurent dedans.

Ils n'ont pas de nom pour nommer l'inexistence
De leur corps affûté au silex des jours
Pas de regard aux yeux, pas de mots pour leur langue
Impuissants et frileux, pas de rêves d'amour.

Ils sont loin devant nous, leurs pas n'a pas de trace
Ils marchent titubants dans l'impalpable absence
Ils marchent derrière nous, et leur ombre nous laisse
Comme une plaie au front quand ils glissent vers nous.

Ils sont fourbus d'errance, ni la terre, ni le ciel
N'ont connaissance d'eux et leur tendent la main
Ni toi, ni moi, passant, étranger, pèlerin
Ne les sentons passer, ces êtres vulnérables
Qui s'éteignent sans bruit et dont nul ne sait rien. »

Josuah.

L'image jointe est de Josuah REY.



lundi 2 décembre 2013

Le chant des lavandières.


Josuah REY vient de m'envoyer ce beau texte plein de poésie:

"J'ai vu se couler tant de mains sur mes eaux, dit la rivière. Tant de corps se courber au miroir de mon corps, voyageuse éphémère. 
Tant de regards se perdre pour des rêves sauvages et quitter le rivage pour aller voir ailleurs, emportés par mon chant.
J'ai cueilli tant de larmes, et serré tant de mains, noyé tant de chagrins, dit la rivière. Je vous connais, humains et vous porte en mes bras, vous apaise et vous guide.
Je lave vos linges sales, emportant vos tourments, vos peurs et vos regrets.
Je vous lave les mains et efface vos fautes. Je suis la transparence retrouvée et le pardon.
Je vous mène à la mer en lourd troupeau serré, vous offre l'horizon pour ouvrir vos regards.
J'emporte dans mes flancs la danse de vos mouchoirs, de vos joyeux corsages, le sang de vos draps rudes tendus comme des voiles au secret de vos nuits.
J'emporte vos ivresses dans mon galop furieux, écumante et comblée, j'emporte vos ivresses et vous laisse l'ennui.
Je sais ce beau reflet, des seins de lait des femmes, caresse leur épaule, et leur nuque ravie dans la fraicheur d'été et mords leurs doigts, l'hiver, jusqu'à les faire pleurer.
J'emporte leurs secrets pour qu'ils deviennent pierres et roule et passe et mousse et les enfoui sous l'algue.
J'emporte aussi les filles qui demandent  pardon, un enfant dans le ventre et sombrent à jamais.
Des humains, je sais tout et tout je leur pardonne. Je sais depuis longtemps comme il est dur d'être homme et de le rester, pur, vivant, majestueux. L'homme dit tant de choses quand il m'entre dedans et tente de se perdre. Ou bien de s'oublier. Qu'il vient se purifier par les matins magiques, entrant nu dans l'aurore auréolée de brume. Lui qui parfois s'endort, épuisé sur mes rives et pleure comme un enfant.
Adieu, dit la rivière, je reprends mon errance, me mêle au flux puissant de mon père l'océan qui saura m'accoucher de toutes vos histoires et me porter au ciel jusqu'au front des nuages et me dire la pluie et me dire l'orage et me parler du vent.
Et je vous reviendrai, goutte à goutte, dans la métamorphose de ma robe d'averse. Et je vous reviendrai, rivière, comme avant."
Josuah Rey




Les statistiques de Novembre 2013 à Santiago.




Selon la Oficina del Peregrino, ce sont 5 141 pèlerins qui ont retiré la Compostela en novembre. Au total, 216 467 pèlerins l'ont fait depuis le début de l'année.


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