vendredi 21 septembre 2012

MATEO ou Maître MATHIEU.


El Portico de la Gloria, ou porche de la Gloire°, a été construit par Maître Mateo à la fin du 12 ème siècle (entre 1168 et 1188). Les figures de ce portail, ou plutôt de ce triple portail, devaient permettre de transmettre l’Evangile au pèlerin.
Plus de 8 siècles plus tard, chaque pèlerin est en droit d’analyser selon sa propre perception ce magnifique ouvrage !
C’est ainsi que mon regard de cheminant s’est plus particulièrement fixé sur la colonne centrale du portail. 
Elle s’apparente à un arbre de Jessé ou plutôt un simple arbre généalogique, le père de David, Jessé, n’étant pas représenté. Cet arbre rend compte de la filiation terrestre du Christ et présente de mon point de vue au moins trois originalités captivantes.

Au bas de la colonne, côté Ouest, supportant le poids, on trouve Hercule tenant sous ses bras deux lions. Curieuse présence ! On peut y voir outre la référence à des cultes païens préchrétiens, l’expression du symbole de la force mais de la force maitrisée. En glissant ses bras dans la gueule des lions, le pèlerin « se nourrit » de l’énergie d’Hercule !

Toujours au bas de la colonne, mais côté Est, une représentation de Maitre Mateo, lui-même, agenouillé face au grand Autel. Il  incarne  la beauté du travail de l’architecte. La légende dit qu’en frappant leur tête trois fois contre celle de Mateo, les étudiants de Fonseca (université toute proche) espéraient s’enrichir du savoir, de l’intelligence et du talent de Mateo. Le pèlerin, en reproduisant°° ces gestes espère lui aussi bénéficier de cette aptitude à créer des œuvres d’art !
La force, la beauté, sont ainsi les supports de la construction humaine… associées à la spiritualité incarnée par les autres figures de la colonne, Marie, Jacques, le Christ en Gloire, les prophètes…

Enfin, autre originalité, la main creusée sous la statue de l’apôtre. En y mettant ses cinq doigts, le pèlerin inscrit à son tour sa trace dans la généalogie du temps.

Décidément ce Maître architecte°°° avait bien du talent.
° Portail de la Gloire apocalyptique du jugement dernier.
°° Je note qu’en septembre 2011 et septembre 2012, un périmètre de sécurité rendait impossible la reproduction de ces 3 gestes symboliques !
°°° Selon la légende, la statue aurait été nommée « El santo de los croques ».


L'apôtre Jacques



Hercule et les 2 lions, gueules ouvertes.



Vue partielle de la colonne centrale


Le bas de la colonne, Hercule.

Vue de la colonne centrale ( hors le haut en travaux)

Maître Mateo

Maquette du Porche de la Gloire


Détails du Porche

Le Christ en Gloire

Maître Mateo

mercredi 19 septembre 2012

Les Pionniers du chemin, le Pèlerin des Eaux, l’historienne, les Passeurs de Lumière.

 «  C’est à l’homme de refaire sa cathédrale ! »
Théodore Monod, « Le Chercheur d’absolu », Le Cherche Midi, éditeur.

Ils ont accompli le pèlerinage de Compostelle entre 1948 et 1990. Ils l’ont accompli depuis 1, 2, n fois et  portent des noms connus pour avoir témoigné, généralement par écrit,  à propos du chemin. Ce sont l’Abbé Bernès, Dominique Paladilhe, Louis Janin, le couple Chauvin, Jacques Vedel, François Préchac, Francis Zapata, Jean Claude et Gisèle Bourlès,…
Le journal, « Le Pèlerin » les qualifie de pionniers ! En les réunissant, à l’occasion du cinquantième anniversaire du départ en pèlerinage de l’Abbé Bernès, le 19 juin 1961, « Le Pèlerin » a permis à chacun de préciser ou repréciser ce que représentait, pour chacun, le chemin !

Voici quelques phrases ou brins de phrases retenus par le cheminant en les écoutant.
« 33 jours, les plus beaux jours de ma vie ! »
«  Ne pas se priver d’une spiritualité et faire le chemin en une seule fois ! »
« En 1948, je voulais faire quelque chose qui apporte quelque chose ! Il n’y avait personne sur les routes. En Espagne, c’était une époque simple, ils n’étaient pas riches mais ils n’étaient pas pauvres, c’était très gai parfois… Je n’avais pas l’impression de faire quelque chose d’extraordinaire ! »
« Je voulais toujours arriver à Saint Jacques, le chemin, je l’ai fait 25 fois, je n’ai pas encore tout compris ! ».
Parlant de la tradition de l’hospitalité en Espagne, « Tu es pèlerin, tu viens chez moi ! ».
« Saint Jacques de Compostelle, c’est tous les matins ! »
« On trouve la joie quand on est débarrassé de l’inutile ! ».
«  On était 8, 5 garçons, 3 filles, plus une jument et une charrette. Les camps de garçons et filles, cela ne se faisait pas, alors le clergé ne nous a pas accueillis. On ne s’est pas vu depuis 50 ans et on se retrouve comme si c’était hier. Le chemin a nourri toute notre vie d’amitié et de confiance ! ».
« Je cherchais mes marques vis-à-vis de Dieu. J’ai compris que la vie surnaturelle commence dès maintenant.   En désespérance, en Auvergne, j’ai lancé un appel à Jacques. Il m’a répondu par l’intermédiaire d’un paysan qui m’a encouragé ! … Saint Jacques fait partie de ma vie !... Il faut que le chemin garde son caractère culturel et cultuel ! Ce serait dommage que ce ne soit qu’un sport ! Je compte sur Saint Jacques pour ouvrir les voies du cœur ! »
« Le chemin ne nous quitte pas ! »
«  On se ressource davantage sur les chemins de caillasse que dans les séminaires de relations humaines. »
« Il y a sur les chemins de pèlerinage quelque chose qu’il n’y a pas sur les autres parcours. Une force ! »

Devant de tels propos, que dirait à son tour, le « premier pionnier » du Chemin, ou plutôt le Pèlerin des Eaux, celui qui est à l’origine… du Chemin ? Celui qui, selon la légende, a parcouru la voie de l’eau, traversé la Méditerranée, passé le détroit de Gibraltar, pour toucher terre à Iria, au terme d’un voyage de 7 jours, sur une barque guidée par la providence divine et les bras de ses disciples parmi lesquels Théodore et Athanase !
Celui qui, après avoir souffert sa passion un 25 mars, fut transporté le 25 juillet à Compostelle avant d’être déposé dans son tombeau un 30 décembre !°

°sources : La Légende de Compostelle, Le Livre de Saint Jacques, (Livre III, Prologue du pape Calixte, page 509 et suivantes), Bernard Gicquel, éditions Tallandier.

Nul ne sait !
Peut-être se retournerait-il vers le regard de l’historienne qui à l’occasion de la commémoration du 1200 ème anniversaire, en 2013, de la découverte de son tombeau ainsi que du début du pèlerinage à Compostelle, recommande de faire le point :
« … Cette année donne l’occasion de faire le point sur cette forme de quête spirituelle, d’en mesurer l’impact sur l’économie, et la mise en valeur du patrimoine. Les chemins pourront également être étudiés comme laboratoire d’expérimentation de nouvelles relations sociales, d’interculturalité, voire même de santé publique. Occasion aussi de procéder à une relecture de l’histoire, intimement liée à la légende, et de reconsidérer la manière de la présenter à ceux qui se mettent en route, ou rêvent de le faire ! »…
Denise Péricard-Méa, chercheur associé au LAMOP, Fondation David Parou Saint Jacques


Quel beau programme !
Nul ne sait ce qu’il dirait !
Peut-être tout simplement, avec tous les autres initiés du Monde, et tous les éléments de la Nature, il continuerait d’observer tous ces Êtres de pas et de poussière, allant vers le couchant, en inspirant en eux une quête incessante : « Continuez d’aller au-delà de vous-mêmes et d’unir matière et esprit, quelles que soient vos croyances ou spiritualités! »
"Restez des passeurs de Lumière!"

On trouvera ci-après des photos d’éléments figurant à la Cathédrale de Santiago ou au Musée de la Cathédrale et relatifs au voyage de Jacques vers Iria,à la Translation de son corps d’Iria à Compostelle (relief en bois de noyer doré de la fin du 16 ème siècle), à Théodomir, l'évêque, découvreur du tombeau avec Pelagius et fondateur de Compostelle ( stèles sur son tombeau).

In verbo, tuo Domine.


La translation du corps de l"Apôtre, en présence de Théodomir



Le Pèlerin des Eaux vers Iria!


Stèle sur le Tombeau de Théodomir

Stèle sur le Tombeau de Théodomir



lundi 17 septembre 2012

El Camino, une suite de pas, pour quoi faire ?


“ En choisissant d’accomplir le camino, l’homme qui se mue peu à peu en pèlerin devient le maillon d’une grande chaîne, celle du Chemin des étoiles où tant de gens ont marché avant lui et que d’autres emprunteront après. Ce dénominateur commun à tout pèlerin de Compostelle est une force pérenne sur laquelle il pourra se reposer, lorsque les turpitudes du quotidien lui joueront un mauvais tour ».
Audrey Ferraro, « un amour de camino », www.publibook.com

… « J’ai compris ce que cette expérience m’avait apporté. Aujourd’hui cette compréhension est ce que je possède de plus précieux : l’extraordinaire se trouve sur le chemin des gens ordinaires. Elle me permet de courir tous les risques pour aller au bout de ce en quoi je crois. »…
Paulo Coelho, « Le Pèlerin de Compostelle », www.jailu.com

Que reste-t-il de tous ces pas accomplis sous le soleil ou sous la pluie, de tout ce temps, passé seul ou en groupe,  de tous ces lieux traversés, de tous ces êtres croisés ?
Tandis que le cheminant, au terme de son voyage, dépose bourdon, calebasse et besace, sa pensée repart bien vite sur le Chemin, dont il revoit et revit la suite de pas accomplis dans un environnement de signes, au service de divers dialogues. Des pas, débouchant sur la découverte de l’Esprit du chemin, et du Souffle qu’il libère. Des pas, qui au terme du voyage servent d’élan et d’impulsion à un nouveau saut vers une quête éternellement insaisissable !
Bref, des pas pour se « construire » et donner du Sens !

v  Des pas parmi des signes de soutien et d’accueil mais aussi parfois d’épreuve. Les premiers sont  par exemple incarnés par les hospitaliers, chrétiens ou laïcs qui garantissent chaque soir un coucher dans les Albergues et accueillent avec fraternité chacun ! Ils le sont aussi par la flèche jaune d’or sur fonds bleu qui indique la direction, guide et rassure. Les seconds sont les signes d’épreuve physique ou morale induits par les difficultés du parcours ! Le Chemin sollicite le corps qui réagit, envoie des messages de souffrance, oblige à une maitrise des pas ou des pensées, et à un dépassement des épreuves infligées !

v  Des pas parmi des signes « monumentaux » et culturels. Le marcheur, remonte les siècles et embrasse ou découvre l’héritage transmis par les aînés et grands aînés à travers les croyances, traditions, actes, constructions, monuments…. Parmi ces signes figurent bien sûr les références permanentes à la Foi en Dieu, à la Croix du Christ, à la Vierge Marie, à Jacques. Les chapelles, églises, cathédrales, ponts, portes, témoignent.
Mais aussi les signes préchrétiens, alchimiques, légendaires… relatifs aux hommes, à la Vie, à la Mort, à la capacité de chacun à donner du Sens ! Le sanctuaire d’Eunate et son ancienne Vierge noire couronnée d’or, le Christ en majesté d’Estella et la pierre cubique tenue en sa main gauche, les têtes de Mors et d’Eternitas de Castrojeriz, la Croix de Fer fichée en haut d’un mât de bois à Foncebadon, la Vierge noire d’O Cebreiro, le Monte Do Gozo, les calvaires, le Portail de Gloire à Santiago, la présence d’Hercule et des deux lions au pied de l’arbre de Jessé, les représentations de Jacques Apôtre devenu guerrier, sont autant d’exemples de signes incitateurs à un travail de questionnement, pour déchiffrer, approfondir et aller au-delà des apparences !

v  Des pas, au service d’un  dialogue avec la Nature : la terre, l’air, le vent, les éclairs, l’eau, le guide soleil, la lune, la voûte étoilée, les paysages, les arbres, les fruits, les cultures, la flore, la faune... C’est l’éveil ou le réveil des Sens au milieu de la poussière ! Le voir, l’entendre, le toucher, le goûter, le sentir ! Comment oublier « le langage » du châtaignier de Triacastela, de celui d’entre Sarria et Barbadelo, du vieux chêne creux près du calvaire à Ligonde ? Comment oublier les couleurs du chemin ?

v  Des pas et un dialogue avec Soi ! C’est le temps du travail sur Soi, en Soi ! Aller au plus profond de soi pour « mettre de l’ordre » et pouvoir s’élever ! Découvrir la « dépossession » et accepter d’Avoir moins pour Être plus ! C’est la découverte du silence et de sa  force ! Le chemin rend muet ! Le silence devient parole ! La plus forte des paroles. Il favorise alors écoute, méditation, prière chez celui porté par la Foi.


v  Des pas avec l’Esprit, l’Esprit du chemin ! Comme le précise « le Guide spirituel des chemins de Saint Jacques » (Gaële de La Brosse, « presses de la Renaissance ») en faisant passer l’être de l’ordre de la matière à l’ordre de l’esprit, le chemin devient Esprit et il existe un Esprit du chemin. De mon point de vue, cet esprit dépasse les différentes formes de spiritualité, religieuse ou laïque, il les transcende et les unit, tout comme il réunit âme et corps. Ainsi, il témoigne d’un pouvoir éthique qui nous révèle le besoin de l’Autre et nous conduit vers le Cœur de l’Autre. Qu’est-ce que la coquille sinon l’union de divers chemins en un creuset de lumière, le Cœur ou l’Amour ! N’est-ce pas le sens des multiples rencontres faites en chemin, abolissant « les barrières sociales, confessionnelles, de sexe, âge ou autres » ? N’est-ce pas le sens de la joie et de l’émotion portée par chacun ! Le chemin valorise la partie la plus noble de l’Être, en le préparant à « la paix des cœurs », au partage et à la tolérance !


v  Des pas pour mieux prendre un  nouvel élan ! celui impulsé par le Chemin lui-même, son « souffle » et par Compostelle, objectif initial devenu à l’issue du voyage simple étape ! l’histoire de l’humanité, la généalogie du temps, figurée sur l’arbre de Jessé, sur le Portail de la Gloire, à travers la force d’Hercule, la beauté de l’architecte Mateo, la sagesse et spiritualité de tous les initiés dont l’initié suprême, poussent le pèlerin à aller au-delà ! « Poursuis ta quête encore plus vers l’ouest » ! Va au plus près de l’océan, en fin de terre, pour mourir avec le soleil et renaître « afin de nourrir ton désir de marcher et apprendre encore plus que tu n’as marché et appris ! ». Va, Compostelle n’est qu’une étape !

Le chemin des étoiles, c’est un peu tout cela, une suite de pas, du temps, de la persévérance, des lieux différents, entre Orient et Occident, Levant et Couchant. Sur ce chemin initiatique, le marcheur, cheminant ou pèlerin, a le privilège d’évoluer en quelque sorte au sein d’un « laboratoire » ! Fort d’humilité il sait qu’il reste une « poussière d’étoile ». Une poussière parmi la trace, la chaîne, de tous ceux qui dans l’histoire ont marché sur le Camino ! Une poussière parmi les 180 000 hommes ou femmes, plus de 100 nationalités différentes, qui cheminent actuellement chaque année vers Compostelle ou Fisterra (statistiques 2011 selon l’accueil Saint Jacques à Saint Jean Pied de Port)!

Une poussière qui désormais s’efforcera de mieux observer les signes, de favoriser les dialogues, d’être fidèle à l’esprit du Chemin, et de garder le goût de l’élan ! pour entretenir la lumière née du Chemin.

Pierre BAILLET


L'étoile sur le Tombeau de l'Apôtre



L'étoile sous le tombeau de l'Apôtre


Chaussures présentées à l'exposition "Codex Calixtinus" septembre 2012


Chaussures présentées à l'exposition "Codex Calixtinus" septembre 2012

jeudi 13 septembre 2012

Les lumières de bronze de BURGOS



… Ils sont deux troubadours, un enfant, un adulte,
...  Ils sont joueurs de flûte ou de tambour, 
… Ils sont un couple de personnes âgées, assis sur un banc, et dont le regard est lumière et les mains chaleur,
… Ils sont un homme et un enfant, nus, main dans la main, porteurs de l’amour de l’humanité,
… Il est forgeron, agent de circulation, adulte adossé à une colonne et lisant un journal,
… Elle est belle jeune femme sous la pluie, protégée par un parapluie,
… Elle est vieille dame et chauffe les marrons de l’hiver,
… Il est pèlerin, au repos, sur un banc devant la Cathédrale, « dépossédé de toutes ses possessions », porteur de la seule coquille et du bourdon,
… Il est aussi pèlerin, mais sur le chemin, et  soignant ses pieds,
… Tous, toutes, sont statues de bronze dans les rues de BURGOS,
… Statues figées mais dont la faculté d’incarner la vie est sans égale,

… Ils ont les bourdons, calebasses et besaces, du 21ème siécle,
… Ils ont les maillots multicolores de la vie,
… Ils ont déjà leur place dans l’albergue ou attendent leur tour,
… Ils ont échangé leurs chaussures de randonnées contre des sandales légères,
… Ils vont se défaire du poids de leur sac,
… Ils sont les « peregrinos » de l’Albergue municipal de BURGOS, la Casa del Cubo.
… Ils cheminent dans la ville et croisent les statues,
… Ils les contemplent, et s’attardent un peu,
… Ils découvrent l’Autre !
… l’Autre, leur semblable…
… Désormais, ils construiront leur discours en se nourrissant de ces regards !

… Ainsi, sur la place de l’Obradoiro, à Santiago, ils porteront en eux un rayon de lumière de chacune de ces statues de bronze!





























mercredi 12 septembre 2012

Ombres et Lumières sur BURGOS.



Après LEON et son Temple de lumière, le cheminant, à son retour, fait une nouvelle halte à BURGOS, pour admirer encore la Cathédrale Santa Maria. Son regard avait été fasciné, à l’aller, par les divers puits de lumière et notamment le ciborium du Transept, au «  double corps de lumières et à l’impressionnante voûte étoilée, à 50 m de haut, qui laisse pénétrer la lumière du ciel » (Guide vert Michelin, www.catedraldeburgos.es).

Le cheminant prend alors, à des heures différentes de la journée, plusieurs photos imageant les ombres et lumières sur la Cathédrale (photos de la Cathédrale vue de l’extérieur, du ciborium du transept, de la voûte en étoile au plafond central ciselé de la chapelle de la Présentation). Il photographie aussi une maquette de la Cathédrale.
… « Chargée d’histoire et d’art, Burgos est une ville de 180 000 habitants qui découvre avec orgueil, les flèches aiguës et dentelées de sa célèbre cathédrale gothique classée « Patrimoine culturel de l’humanité ». Troisième d’Espagne par ses dimensions°, la cathédrale Santa Maria construite en plus de trois siècles°°, renferme la dépouille du soldat Rodrigo Diaz de Vivar, héros national espagnol surnommé le Cid°°°. »…
Audrey Ferraro, « un amour de camino », www.publibook.com

° Après Séville et Tolède.
°° 13ème siècle : édification des vaisseaux et portails, 14ème siècle : construction du cloître, 15ème siècle : élévation des flèches de la façade…,16ème siècle : réédification de la tour lanterne de la croisée du transept… (Source : guide vert Michelin).
De fait, les travaux débutèrent en 1221 et elle fut consacrée en 1260.
°°° Les cendres du Cid (1043 – 1099) et celles de Chimène ont été transportées dans la Cathédrale de Burgos en 1921.



Portail du Sarmental

Portail du Sarmental











Voûte en étoile et plafond central ciselé de la Chapelle de la Présentation.

Le ciborium du Transept

La voûte étoilée du Ciborium

Maquette de la Cathédrale

Maquette

Maquette


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