Le partage de nombreux cheminements sur le camino, entre Bordeaux et Santiago de Compostelle, Fisterra, Muxia, ainsi que le partage de diverses autres randonnées.
jeudi 28 mars 2013
mercredi 27 mars 2013
Le nombre de pèlerins des Chemins de Compostelle : 10 thématiques, 32 graphiques.
Les grandes données statistiques 2012 diffusées par le Bureau des
Pèlerins de Santiago et l’Accueil Saint Jacques à Saint Jean Pied de Port.
La diffusion des statistiques 2012 permet d’analyser
diverses tendances sur l’évolution de la fréquentation des Chemins de
Compostelle en France et plus encore en Espagne.
Les thématiques :
- Cheminer parmi combien de pèlerins ? Combien sont-ils
à Saint Jean Pied de Port et Santiago ?
- Cheminer avec Qui ? Qui sont-ils ?
- Par où passent-ils, ces pèlerins, quelle voie
choisissent-ils en Espagne ?
- Quelles sont les
distances parcourues par les pèlerins de Santiago en 2012 ?
- Les grandes évolutions depuis 1970.
- Les pèlerins coréens sur les
Chemins de Compostelle.
- Statistiques sur l’âge des
pèlerins à Saint Jean Pied de Port.
- L’attractivité des différentes voies pour se rendre à
Saint Jean Pied de Port.
- Le niveau de « féminisation » des Chemins de
Compostelle.
-
Les pèlerins d’Amérique latine sur les Chemins de Compostelle.
Cheminer parmi
combien de pèlerins ? Combien sont-ils à Saint Jean Pied de Port et
Santiago ?
1-
Avec 45 400 pèlerins en 2012 à Saint Jean
Pied de Port et 192 500 à Santiago, le nombre de pèlerins augmente
respectivement de 14% à Saint Jean Pied de Port et 5% à Santiago.
2-
La part du nombre de pèlerins recensés à Saint
Jean Pied de Port par rapport au nombre total de pèlerins à Santiago, hors
année jacquaire, est stable : autour de 25%.Il y a donc sensiblement 4
fois plus de pèlerins à Santiago qu’à Saint Jean Pied de Port.
Cheminer avec
Qui ? Qui sont-ils ?
1- Chaque
année, à Santiago, un pèlerin sur deux est espagnol. Les années jacquaires, ils
sont au moins les 2/3 voire les 3/4 à l’être. En 2012, on enregistre une légère baisse du nombre de pèlerins
espagnols : de près de 98 000 en 2011, ils sont un peu plus de
95 000 en 2012. Leur part relative dans le nombre total passe de 53% en
2011 à 50% en 2012.
2-
Les 5 pays
les plus représentés sont respectivement l’Espagne (50% de l’effectif),
l’Allemagne (15 617 pèlerins, 8%), l’Italie (6%), le Portugal (5%), la
France (8121 pèlerins, 4%). Ces 5 pays représentent près de 75% du nombre total
de pèlerins.
3-
Les « 4 pays » (Allemagne, Italie,
Portugal, France) représentent ainsi autour du quart du nombre total de
pèlerins à Santiago.
4-
Le poids de ces 4 pays (leur part relative)
dans l’ensemble de tous les pèlerins de Santiago est « orienté » à la
baisse.
5-
Les autres
pays, environ 90 autres, constituent le dernier quart. Parmi eux, on relève une
très forte hausse des pèlerins venus des 7 principaux pays anglophones (USA,
Irlande, Royaume Uni, Canada, Australie, Afrique du Sud, Nouvelle
Zélande) : +55% entre 2011 et 2012. Ces 7 pays représentent ensemble près de 21 000
pèlerins, soit 11% du nombre de pèlerins total à Santiago. On note que le
nombre de pèlerins d’origine USA a pratiquement doublé entre 2011 et 2012, avec
désormais près de 7 100 pèlerins. Certains y voient l’effet d’entrainement
du film « The way ».
6-
Le poids des pays
autres que les 5 principaux est ainsi « orienté » à la hausse. En
2012, cette part a d’ailleurs dépassé pour la première fois celle des 4 pays
européens regroupés (Allemagne, Italie, Portugal, France).Elle est de 26% pour
24% chez les « 4 pays ».
7-
Cette
tendance à la hausse est vraie pour les « 7 principaux pays
anglophones » mais aussi pour l’ensemble des autres pays (environ 90
pays).Cela tendrait à révéler que les chemins de Compostelle s’ouvrent à de nouvelles
populations.
8-
86% des
pèlerins sont à pied, 14% à vélo. Les pèlerins à cheval ou en fauteuil roulant
représentent 0.16% soit sensiblement 300 pèlerins.
9-
57% des
pèlerins sont Hommes, 43% Femmes.
10- Les moins de
30 ans représentent 28% de l’effectif, les 30-60 sont 57%, les plus de 60 ans,
15%
Par où passent-ils,
ces pèlerins, quelle voie choisissent-ils en Espagne ?
Trois enseignements sont au moins à tirer de l’analyse des
chiffres :
-
Les pèlerins passent principalement par le
camino francès. Avec 135 000 pèlerins, par ce chemin, sur les 192 500 à
Santiago, ils étaient 70% en 2012 à emprunter cette voie.
-
Parmi les autres chemins, ce sont les caminos
portugueses qui sont les plus fréquentés, près de 26 000 pèlerins, 13% de
l’ensemble. Le camino del Norte (près de 13 000 pèlerins en 2012), la via
de la Plata (8 200), le camino primitivo (6300), le camino inglès (3600)
sont moins fréquentés.
-
Même si le camino francès reste de loin le plus
fréquenté, son attractivité relative a diminué depuis 2005 permettant à celle
de l’ensemble des autres chemins de doubler et de passer de 15 à 30%.
Quelles sont les distances parcourues par les pèlerins de
Santiago en 2012 ?
Le questionnaire rempli par les 192 488 pèlerins ayant
retiré la Compostella à Santiago en 2012 permet en principe de connaître la
distance parcourue par chacun d’entre eux sur le camino emprunté.
L’exploitation de la base des données, complétée par un
calcul des distances fournies par les Guides ou par Google Maps permet de
dégager des conclusions assez claires pour résister à d’éventuelles
incertitudes sur certains chiffres de la base de données du Bureau des pèlerins
à Santiago.
-
1/3 des pèlerins n’accomplissent que les 100 kms nécessaires à l’obtention de la
Compostella.
-
50% des pèlerins font moins de 220 kms.
-
Seulement 25% des pèlerins font plus de 700kms
(par exemple ceux qui viennent de Saint jean Pied de port, du Puy…)
-
Seuls 3% cheminent sur plus de 1000 kms.
Les grandes
évolutions depuis 1970.
-
Editorial Buen Camino et Gronze.com viennent de mettre en ligne
des statistiques de pèlerins à Santiago sur la période 1970 – 1995. Si l’on
fait l’hypothèse que ces statistiques sont fiables, leur mise en perspective
avec les données de la période plus récente permet des observations
intéressantes.
-
Le seuil des 5 000
pèlerins par an n'a été franchi qu'en 1989.
-
L'année 1993, année
jacquaire, est l'année qui "révèle" le futur processus de croissance.
-
Au cours des 20 dernières
années, le nombre de pèlerins a été multiplié par 20.
-
Dans les années
1992-2002, il a été multiplié par 7.
-
Au cours des 10 dernières
années, il a été multiplié par 3.
-
l'effet "année
jacquaire" est assez stable: autour de 100 000 pèlerins en plus (à 15%
prés).
Les pèlerins coréens et japonais sur les Chemins de Compostelle.
-
Pour ce qui est des Coréens, ils étaient 18, en
2004, à être recensés à Santiago. En 2007, 449. Les voici en 2012 à près de
2500 pèlerins. Ils sont désormais le 11ème pays le plus représenté
sur les Chemins, juste derrière le Canada !
-
L’année 2007 est l’année « levier »
qui les propulse de la 54ème nation la plus représentée à la 23ème.
-
Les japonais étaient 860 en 2012.
Statistiques sur l’âge des pèlerins à Saint Jean Pied de
Port.
En attendant les statistiques
détaillées du bureau de pèlerins à Saint Jean Pied de Port, pour l’année 2012,
et tandis que de nombreux pèlerins se préparent pour emprunter en 2013 les
divers Chemins de Compostelle, il n’est pas inutile d’analyser l’âge des
pèlerins !
A partir des statistiques
diffusées au titre de 2011 par l’accueil pèlerins, rue de la citadelle, il est
possible pour certaines nationalités d’effectuer quelques calculs, par exemple
sur les pèlerins français, espagnols, canadiens ou sud-coréens.
Quelques enseignements :
1- Parmi ces 4 nationalités, ce sont les pèlerins français
qui sont les plus âgés (53 ans et demi en moyenne) tandis que les sud-coréens
ont un profil beaucoup plus jeune (36 ans en moyenne). L’âge moyen d’un
canadien est de 48 ans et demi, celui d’un espagnol, de 43 ans.
2- Les moins de 30 ans représentent seulement 12% des
pèlerins français tandis qu’ils sont 45% des sud-coréens (soit près d’un sur
deux).
3- Les 60 ans et plus de 60 ans sont 48% parmi l’effectif
français (soit près de un sur deux), 7% chez les sud-coréens.
4- Les espagnols présentent un profil type « d’adulte »
avec une part des 30 à moins de 60 ans très
élevée (72%) : l’âge moyen ressort à 43 ans.
5- Les canadiens ont un âge moyen de 48 ans et demi et une
part de + de 60 ans égale à 31%.
Conclusions :
En simplifiant un peu, on
pourrait dire que les sud-coréens choisissent d’effectuer le Chemin de
Compostelle, jeunes, les espagnols effectuent le chemin plutôt à l’âge adulte,
tandis que les canadiens et les français attendent plus tard, les français
étant objectivement de loin les plus âgés.
L’attractivité des différentes
voies pour se rendre à Saint Jean Pied de Port.
Quelle est la voie la plus fréquentée pour atteindre Saint
Jean Pied de Port ? la Via Turonensis, Chemin de Tours ? la Via
Lemovicensis, ou Chemin de Vézelay ? la Via Podiensis ou Chemin du Puy, la
Via Tolosana ou Chemin d’Arles ? le Chemin du Piémont Pyrénéen ?...
Les données statistiques 2011 de l’accueil pèlerins à Saint
Jean Pied de Port permettent de dégager les conclusions suivantes :
1-
Sur 39675 pèlerins enregistrés en 2011 à
l’accueil pèlerins, un quart s’y est rendu à pied, 9640 pèlerins. Les trois autres
quarts démarrent leur pèlerinage à Saint Jean Pied de Port, 29941 pèlerins.
2-
Parmi les voies empruntées pour aller à Saint
Jean, la voie du Puy attire près de 69% des pèlerins qui arrivent à pied à
l’accueil pèlerins. Soit près de 7000 pèlerins par la Voie du Puy.
3-
Les autres voies sont très significativement
moins fréquentées. La voie de Tours retient 10% des pèlerins, la voie de Vezelay,
9%. Elles accueillent de 800 à près de 1000 pèlerins, chacune.
4-
Les voies d’Arles et du Piémont Pyrénéen
n’atteignent pas, regroupées, 600 pèlerins.
Le niveau de
« féminisation » des Chemins de Compostelle.
Si l’on en croit les statistiques de l’accueil pèlerins à
Saint Jean Pied de Port, ce sont respectivement le Canada, l’Irlande, la Corée
du Sud, les Etats Unis pour lesquels on recense plus de femmes que d’hommes à
l’accueil de Saint Jean Pied de Port.
Plus de 50% des pèlerins de ces pays-là sont des femmes.
On remarque que la France est proche de la
« parité » tandis que l’Espagne et l’Italie sont encore très
« masculines ».
Globalement, toutes nationalités confondues, sur les 39675
pèlerins recensés à Saint Jean, 45% sont des femmes, 55% des hommes.
Rappelons qu’en 2012, à Santiago, la part des femmes est de
43.47% parmi les 192 488 pèlerins enregistrés.
Les pèlerins d’Amérique latine sur les
Chemins de Compostelle.
Ils
étaient près de 5000 en 2012 à retirer la Compostela soit 2.5% parmi les
192 500 pèlerins qui l’ont retirée au cours de l’année. Ce sont les Brésiliens,
47% de l’ensemble des pèlerins d’Amérique latine, et les Argentins, 17%, qui
représentent le plus cette partie du monde. Ce sont ensuite des Vénézuéliens ou
des Colombiens que l’on rencontre le plus (autour de 10% chacun) parmi tous les
représentants d’Amérique latine. On rappelle que la population d’Amérique
latine était de l’ordre de 400 Millions d’habitants en 2011.
Les
années 2010, année jacquaire, 2011 et 2012 rendent compte de fortes croissances
de fréquentation des Chemins.
Les 32 Graphiques
explicatifs :
-
Evolution du nombre annuel de pèlerins à
Santiago et du nombre de pèlerins espagnols.
-
Evolution du nombre annuel de pèlerins à
Santiago et à Saint Jean Pied de Port.
-
La part des pèlerins espagnols à Santiago.
-
La part des pèlerins français à Santiago.
-
L’attractivité de Saint Jean Pied de Port
comparée à Santiago.
-
Evolution du nombre annuel de pèlerins, à
Santiago, pour certains pays, hors Espagne..
-
Evolution du nombre de pèlerins des pays
anglophones.
-
Attractivité comparée des différents pays selon
une décomposition en 4 groupes.
-
Attractivité comparée des différents pays selon
une décomposition en 3 groupes.
-
Effectifs pèlerins à Santiago selon une
décomposition en 4 groupes.
-
Combien sont-ils sur les Chemins de Compostelle,
par voie empruntée ?
-
Par où passent-ils lorsqu’ils ne sont pas sur le
camino francès ?
-
L’attractivité relative comparée du camino
francès et des autres chemins.
-
Nombre de pèlerins à Santiago par distance
parcourue. (nombre)
-
Nombre de pèlerins à Santiago par distance
parcourue. (%)
-
Evolution du nombre de pèlerins entre 190 et
2007
-
Evolution du nombre de coréens
-
Evolution comparée du nombre de coréens et
japonais.
-
Profil comparé des pèlerins selon l’âge, à Saint
Jean Pied de Port, année 2011 ( histogrammes)
-
Âge moyen du pèlerin à Saint Jean Pied de Port,
année 2011
-
Profil comparé des pèlerins selon l’âge, à Saint
Jean Pied de Port, année 2011 (courbes, « moins de »)
-
Profil comparé des pèlerins selon l’âge, à Saint
Jean Pied de Port, année 2011(courbes « plus de »)
-
Ceux qui partent de Saint jean Pied de Port et
ceux qui y arrivent par divers chemins.
-
L’attractivité des différentes voies en France
-
Nombre de pèlerins sur les 3 voies principales.
-
Part relative des femmes dans l’ensemble des
pèlerins de leur pays, à Saint Jean Pied de port, 2011.
-
Répartition des pèlerins entre ceux qui y
arrivent par les chemins et ceux dont c’est le point de départ du
pèlerinage : analyse 2007-2011, en volume.
-
Répartition des pèlerins entre ceux qui y
arrivent par les chemins et ceux dont c’est le point de départ du
pèlerinage : analyse 2007-2011, en pourcentage.
-
Les différentes voies utilisées par les pèlerins
arrivant à pied à Saint Jean Pied de Port : analyse 2007-2011, en volume.
-
Zoom sur les voies peu fréquentées :
analyse 2007-2011, en volume.
-
Evolution du nombre de pèlerins d’Amérique
latine (total).
-
Evolution du nombre de pèlerins d’Amérique
latine (par pays).
mardi 26 mars 2013
Le classement du chemin de Saint Jacques en « premier itinéraire culturel européen » par le Conseil de l’Europe.
J’ai
voulu retrouver les termes exacts contenus dans les documents officiels du
Conseil de l’Europe et classant le chemin de Saint Jacques en « premier
itinéraire culturel européen ». Je les ai trouvés sur le site de la
fondation Parou à travers 2 articles de Louis Mollaret que je reprends ci-après.
1-
Texte
adopté par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, le 28/06/1984.
En 1984, l’Assemblée Parlementaire du Conseil de
l’Europe a reconnu la place particulière du chemin de Saint-Jacques et
recommandé de "s’inspirer de son exemple comme point de départ d’une
action relative à d’autres itinéraires de pèlerinage" (recommandation 987
adoptée par la Commission Permanente agissant au nom de l’Assemblée, le 28 juin
1984, trente sixième session ordinaire)
« L’Assemblée,
1. Ayant pris acte du rapport de sa commission de la
culture et de l’éducation sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle et autres
itinéraires européens de pèlerinage ;
2. Consciente du rôle que ces itinéraires ont joué
dans le développement de certaines villes, dans la création d’institutions
religieuses et laïques et, en un mot, dans la création d’une véritable
infrastructure pour le pèlerin ;
3. Soulignant l’importance du patrimoine
architectural lié aux itinéraires de pèlerinage ;
4. Notant que les contacts religieux et culturels
résultant de ce mouvement considérable de pèlerins à travers toute l’Europe ont
constitué une première étape vers l’interculturalisme et l’unité
européenne ;
5. Reconnaissant l’importance historique et particulière
du chemin de pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle, et relevant
l’existence, dans plusieurs pays, d’associations qui s’attachent à mieux faire
connaître les itinéraires de pèlerinage,
6. Recommande au Comité des Ministres, en
s’inspirant de l’exemple du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle comme point
de départ d’une action relative à d’autres itinéraires de
pèlerinage :
I. d’encourager une coopération entre les Etats
membres destinée à préserver conjointement les itinéraires internationaux de pèlerinage
- par exemple une action concertée en vue de faire figurer les itinéraires les
plus significatifs et leurs monuments sur le Répertoire du patrimoine mondial
de l’UNESCO ;
II. de demander aux gouvernements des Etats membres
du Conseil de l’Europe d’encourager les villes situées sur des routes de
pèlerinage à
coopérer à des activités communes portant sur la conservation des édifices se
trouvant sur ces itinéraires et de les faire mieux connaître, et d’associer la
Conférence permanente des pouvoirs locaux et régionaux de l’Europe à cette
initiative ;
III. de promouvoir le tourisme culturel le long de
ces itinéraires en collaboration avec les organisations européennes de tourisme ;
IV. d’autoriser l’utilisation d’un emblème spécial
du Conseil de l’Europe par les villes et par d’autres institutions qui
participent à la sauvegarde et à la promotion des itinéraires
de pèlerinage. »
2- La déclaration de Saint Jacques de Compostelle du
23/10/1987.
« Il faudra attendre 1987 pour que soit
précisée la notion d’Itinéraire culturel Européen. »
« Le
sens de l’humain dans la société, les idées de liberté et de justice et la
confiance dans le progrès sont des principes qui historiquement ont forgé les
différentes cultures qui créent l’identité européenne. Cette identité
culturelle est, aujourd’hui comme hier, le fruit de l’existence d’un espace
européen chargé de la mémoire collective et parcouru de chemins qui surmontent
les distances, les frontières et les incompréhensions.
Le
Conseil de l’Europe propose aujourd’hui la revitalisation de l’un de ces
chemins, celui qui conduisait à Saint-Jacques de Compostelle. Ce
chemin, hautement symbolique dans le processus de construction européenne, servira
de référence et d’exemple pour des actions futures.
Pour
cela, nous faisons appel aux autorités, institutions et citoyens pour :
1.
Poursuivre le travail d’identification des chemins de Saint-Jacques sur
l’ensemble du territoire européen ;
2.
Etablir un système de signalisation des principaux points de l’itinéraire par
l’utilisation de l’emblème proposé par le Conseil de l’Europe ;
3.
Développer une action cordonnée de restauration et de mise en valeur du
patrimoine architectural et naturel situé à proximité de ces chemins ;
4.
Lancer des programmes d’animation culturelle afin de redécouvrir le patrimoine
historique, littéraire, musical et artistique créé par les pèlerinages à
Saint-Jacques de Compostelle ;
5.
Promouvoir l’établissement d’échanges permanents entre les villes et les
régions situées le long de ces chemins ;
6.
Stimuler, dans le cadre de ces échanges, la création artistique culturelle
contemporaine pour rénover cette tradition et témoigner des valeurs
intemporelles de l’identité culturelle européenne. »
« Ainsi par la déclaration
de Saint-Jacques de Compostelle, 23 octobre 1987, les chemins de Saint-Jacques
de Compostelle ont été reconnus premier Itinéraire culturel européen du Conseil
de l’Europe. Là se trouve le point de départ de l’extension contemporaine du
pèlerinage et le tracé de nombreux itinéraires en Europe. »
« Nous sommes obligés de constater que la
volonté de l’Assemblée Parlementaire, exprimée en 1984, n’a pas été pas suivie
d’effets pour les itinéraires de pèlerinage autres que Compostelle. La
déclaration de 1987, a consacré les chemins de Compostelle comme seul
Itinéraire Culturel Européen. Il a fallu l’opiniâtreté d’une association privée
pour faire accepter, en 2004, la Via Francigena. Ensuite l’Itinéraire
Saint-Martin est venu lui-aussi entamer l’hégémonie que la Galice avait réussi
à imposer. »
http://www.parou-saint-jacques.info/spip.php?article39
lundi 18 mars 2013
Les pèlerins d’Amérique latine sur les Chemins de Compostelle.
Ils
étaient près de 5000 en 2012 à retirer la Compostela soit 2.5% parmi les 192 500
pèlerins qui l’ont retirée au cours de l’année. Ce sont les Brésiliens, 47% de
l’ensemble des pèlerins d’Amérique latine, et les Argentins, 17%, qui
représentent le plus cette partie du monde. Ce sont ensuite des Vénézuéliens ou
des Colombiens que l’on rencontre le plus (autour de 10% chacun) parmi tous les
représentants d’Amérique latine. On rappelle que la population d’Amérique
latine était de l’ordre de 400 Millions d’habitants en 2011.
Les
années 2010 (année jacquaire), 2011 et 2012 rendent compte de fortes croissances
de fréquentation des Chemins.
vendredi 15 mars 2013
« Passer un cap et être en accord avec soi-même », Jean Christophe Rufin.
Cheminer avec … Jean Christophe Rufin…
L’écrivain, académicien, ancien ambassadeur, a été interviewé par « La
Vie » (7/03/2013), sur les effets de son « Immortelle Randonnée,
Compostelle malgré moi° », livre qui narre son pèlerinage à Compostelle en
Mai Juin 2011.
Quelques phrases extraites de l’article :
… « La marche, surtout si elle dure un certain temps, est un
moyen de se dépouiller, de retrouver à la fois les autres et soi-même. Parce
que lorsque vous êtes en position de pèlerin, personne ne vous demande qui vous
êtes… C’est un des mystères du Chemin, il vous éloigne spirituellement de l’accessoire
pour vous rapprocher de l’essentiel. En rentrant chez moi, j’ai fait le grand
ménage au sens physique et spirituel. J’ai réfléchi à chaque objet présent dans
mon chalet savoyard : à quoi ça sert ? Est-ce vraiment important ?
Puis, plus métaphoriquement, avec ma propre vie en me questionnant :
pourquoi veux-tu ça ? A quoi tiens-tu ? A qui tiens-tu ? C’était
d’autant plus important que j’avais à faire un choix beaucoup plus fondamental :
donner la priorité à la vie. Jusqu’alors, je m’étais complètement laissé
envahir par les responsabilités très lourdes inhérentes à mes fonctions. Ma
réflexion fondamentale était donc : est-ce que tous ces honneurs et
responsabilités ont un sens ? Est-ce que c’est toi, ou devrais tu plutôt
te poser et faire appel à une autre partie de toi qui est l’imaginaire, l’écriture ?
J’ai fait ce choix » …
° éditions Guérin, parution le 5/04/2013
mardi 12 mars 2013
Lorsqu’une hospitalière… met les pieds dans le plat.
Elle est « accueillante » sur le
Chemin, son prénom est Christiane, et manifestement elle est en colère !
Le texte est issu du Bulletin du Camino de Mars 2013 (bulletincamino@aol.com).
« Excusez-moi pour l'inconfort que vous ressentirez
peut-être en lisant ces mots, mais en cette fin de saison jacquaire, il y a un
trop plein de mécontentement face à des comportements indélicats et
irresponsables de certains marcheurs se prétendant être pèlerins. Je peux
tolérer et supporter beaucoup de choses, mais trop, c'est trop ! Et je ne suis
pas la seule, je parle au nom de plusieurs hébergeurs sur cette voie où le
portage de sacs n'est pas organisé, Dieu merci !
Que tous ne se sentent pas visés, c'est une
minorité de marcheurs qui nous gâchent le plaisir d'accueillir, mais cela finit
par nous exaspérer.
- Il faut apprendre à
assumer vos choix: faire une longue étape, arriver tard, parfois sans vous
annoncer et espérer la ½ pension et vous fâcher ou paniquer si je vous dis que
je ne sers pas le repas, si vous téléphonez à 14 h, parfois bien plus tard pour
demander le repas.
- On n'organise pas
une étape de 18 km de la même façon qu'une étape de 34 kms! Et partir pour 34
km sans s'assurer qu'il y a de la place, c'est de l'inconscience !
- Certains veulent
être libres, ne pas se contraindre à réserver, arriver tard, passer une ½ heure
sous la douche sans se soucier que d'autres attendent leur tour et n'avoir plus
qu'à mettre les pieds sous la table et être servis... Avant, on disait : le
touriste est roi ! Il y a donc tant de ''touristes'' sur le chemin ?
- Savoir qu'en
arrivant tard, au mois d'octobre où les journées raccourcissent, votre linge ne
sera pas sec pour le lendemain. Est-ce à nous de payer l'électricité du
radiateur que vous ne tarderez pas à allumer pour sécher votre linge, alors que
la température de la chambre ne nécessite pas de chauffage ?
- Essayer plusieurs
lits pour en trouver un à votre goût, sans réaliser que tous les draps seront
chiffonnés et que le lendemain matin, je me gratterai la tête en me demandant
dans quel lit vous avez bien pu dormir. Ce serait tellement plus simple pour
nous si vous n'utilisiez qu'un seul lit et si vous pensiez à enlever la taie
d'oreiller de votre lit !
- Si certains
peuvent prendre une douche sans inonder toute la salle de bain, pourquoi pas
vous ? Et que dire de l'état des toilettes après votre passage, messieurs ?
- Certains pèlerins
ont dû passer une heure à remettre en état de propreté la cuisine d'un gîte
communal, après le passage des cinq pèlerins de la veille qui avaient laissé la
cuisine dans un état de souillure indescriptible.
- Passer la vaisselle
utilisée sous le robinet d'eau froide et la laisser égoutter, alors que du
produit de vaisselle est à votre disposition, qu'un torchon est posé là, bien
en vue, ne souhaitant qu'à servir, et nous obliger à repasser derrière vous
pour que tout soit propre pour les suivants, vous trouvez cela normal ?
- Ça sert à quoi
d'être sur le chemin si ce chemin n'est pas l'occasion d'un petit pas vers une
conscience collective et écologique ? Ça sert à quoi d'être chaque année sur
une voie jacquaire si son chemin n'est pas l'occasion de sortir un peu de nos
égoïsmes et lâcher un peu nos exigences ? Je me sens, grâce à ces quelques lignes rédigées à chaud allégée
et en ordre vis à vis des pèlerins qui doivent eux aussi subir de tels
comportements.
Je pourrai reprendre l'accueil la saison prochaine avec cœur, en espérant que ceux qui se sentent
visés auront compris quelque chose et auront toute leur place sur le chemin.
Aujourd'hui, plus que jamais, une conscience collective est nécessaire et le
chemin est un lieu d'apprentissage. Et les punaises de lits qui nous
préoccupent sont l'opportunité d'un comportement responsable de tous,
accueillants et marcheurs. » Christiane
dimanche 10 mars 2013
Le hasard existe-t-il ? Peut- on cheminer… avec le hasard ? avec Audrey Ferraro et des pèlerins.
… « Le hasard n’existe pas. Tout a un sens. Encore
faut-il comprendre les signes cachés dans l’inconscient. A l’état de veille,
ils se traduisent par des évènements alors que pendant la nuit, ces messages
sont envoyés sous forme de rêves. Les incidents de la vie ne sont pas des faits
distribués par un destin aveugle. Un œil averti y voit des coïncidences
significatives. Le Chemin de Compostelle est peuplé de miracles et de légendes…
Pourtant, connaître l’importance des « ces coïncidences » enseigne à l’être humain
qu’il fait partie d’un plan plus vaste. L’univers peut ainsi répondre à sa
conscience et à ses attentes en créant les situations opportunes qui le font
progresser. En comprenant la portée de ce phénomène, il devient plus sensible
au principe sous-jacent qui régit l’univers selon lequel il existe une
interconnexion entre des évènements non reliés par un lien de causalité.… Rien
n’est accidentel. Avec une explication, un imprévu est un fait inconnu qui peut
devenir l’occasion d’une découverte plus ou moins importante….Pourtant, à
chaque instant l’univers envoie des signes. Avec le développement de la
technologie et l’augmentation du stress de la vie moderne, l’Homme se
déconnecte de plus en plus de la Terre et de sa sagesse intérieure. En perdant
la capacité de déchiffrer les signes qui l’entourent, il est de moins en moins
apte à puiser dans son intuition pour les reconnaître… »
Audrey Ferraro, " Compostelle :Un amour de Camino"
8 juin 2022
979-8835119219
Mis en ligne sur le Groupe Facebook, « Cheminer »,
voici des témoignages de membres du Groupe !
·
« le hasard n'existe pas
… »
·
« désolé
pour mon pessimisme, mais quand la souffrance, et l'incompréhension, sont sur
notre chemin ou sur celui de ceux qu'on aime c'est difficile d'y voir une
évolution... un hasard programmé et universel... J'aime le hasard quand il est
positif pour moi... Pas quand il me tourmente, et me demande chaque jour d'être
en activité pour oublier et me valoriser dans des actions présentes et
positives.... Le chemin m'a fait du bien et je le conseille, et le quotidien
reste… »
·
« Le
postulat que "le hasard n'existe pas" démarre l'extrait de manière
assez excessive. Après une telle affirmation que dire d'autre ! La vie et la
nature ne sont faites que de hasards qui produisent quelque chose. S'il est
vrai qu'on marche vers l'inconnu, de manière beaucoup moins prévisible que dans
la vie courante, la lenteur de notre progression nous donne beaucoup plus le
temps de voir les choses, de les analyser. Je dirais que les hasards multiples
qui se pointent peuvent être beaucoup mieux utilisés pour notre plaisir, notre
recherche et nos intérêts. »
·
« Le
hasard, le destin, les signes... en voilà de beaux sujets de réflexion... »
·
« Pour
ma part, je ne suis absolument pas d'accord avec cet extrait (mais libre à
l'auteure de le penser bien sûr) .... Pour moi, le hasard est un des fondements
de notre passage terrestre ....pour moi, la vie est une suite de hasards
heureux ou malheureux qui nous obligent à faire des choix (libre à chacun de
voir des signes à posteriori pour aider à ces choix) et de bâtir Sa vie et de
grandir .... En cela le Camino est une aide formidable. Mais je ne crois pas en
une prédestination quelconque ..... Sinon, là, je déprimerais sérieusement ! »
·
« Toutes
ces réflexions me renvoient aux "bons " sujets de Philo que nous
avons tous côtoyés lors de notre cheminement d'étudiant! Pour moi, les
remarques présentées en amont, sont toutes riches d'enseignement et je me
reconnais en toutes! Personnellement je ne sais pas très bien quel crédit
attribuer au hasard, ou à la nécessité, pour reprendre la dichotomie de M
Monod, notre prix Nobel de Physique. J'aime le hasard lorsqu'il me sert, je
crains le destin s'il me dessert, bref je suis encore dans l'Ego! Alors,
lorsque je marche chacun de mes pas porte ces diverses dimensions! Mais au-delà,
le cheminement pose la question du SENS!... de tout cela! Et là encore, la
réponse n'est pas unique! Enfin, dernière remarque par référence au point de
départ de la réflexion, le texte d'Audrey Ferraro,
n'oublions pas que l’héroïne du roman a 25 ans lorsqu'elle exprime sa relation
au hasard et aux signes. Et elle l'exprime, accomplissant le Chemin! »
·
« Les
Signes quand ils se révèlent tu les a en Toi sans t'- en rendre compte
.....Magie... et tout devient Lumière ...Mais c'est vrai que le chemin se
révèle un peu à chaque Pas .... Oui...
à petite dose… pour rester dans l'émerveillement …longtemps après… »
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