mercredi 10 avril 2013

Pâques 2013 en Célé, GR651, rencontre avec Colette BROGNIART et Hélène PERIER.



Sur le chemin, près de Cabrerets, tandis que « parlent les pierres » un poème, des sérigraphies…

Ci-après des extraits du site de Colette Brogniart (colette.brogniart.free.fr)
« Née au XXe siècle, je mourrai au XXIe siècle. Ainsi posée, une vie peut paraître longue alors que ce laps de temps dérisoire est notoirement insuffisant pour écrire et se rassasier de l’univers.
Conçue à Cahors en Quercy, pays de ma mère, je revendique ce pays de roc craquant de soleil. Mes grands-parents et mes parents étaient de modestes travailleurs. Deux de mes arrières grands-parents sont morts de mort violente ; selon les psychanalystes du trans-générationnel, c’est la quatrième génération qui subit le poids des secrets et des drames. Ma gravité en découle-t-elle ? Il m’appartiendrait, selon eux, d’apporter un apaisement à ces deux victimes. Que puis-je faire ? Ecrire un livre ?
Le nom de mon père vient de Franche-Comté et désigne l’artisan qui fabriquait les brognes, les parties ciselées des armures au XVe siècle.
J’ai fait des études techniques, gravissant les échelons un à un avec obstination, puis des études littéraires ; je fais partie du petit pourcentage -qui demeure stable- d’enfants d’ouvriers ayant réussi à l’Université. J’ai donc connu le phénomène d’acculturation : j’ai eu honte de mon milieu et horreur d’un certain nombre des représentants des autres classes… Fondamentalement, j’opte pour les humbles et la justice, cependant je supporte mal leurs intérieurs, leurs émissions de télé, leurs radios, la danse du canard, les cotillons…, tout en méprisant les autres, s’ils sont bornés et j’en veux à ceux qui, depuis le berceau, ont eu accès à tout et occupent les postes clefs en tous les domaines, bref ceux du sérail qui ne s’occupent jamais des livres des petites maisons d’éditions et contribuent à détruire la littérature et plus généralement les arts.
Par conséquent un fond de révolte et d’ironie imprègne mes livres, tempéré de tendresse, de l’amour pour les mots, du goût pour les couleurs et les formes… J’ai fréquenté des poètes, des peintres et des musiciens avec bonheur. Cette culture, prétendument élitiste, je l’ai acquise en autodidacte et elle m’aide à vivre.
J’exerce un métier que je croyais prestigieux et noble : il n’est plus côté et mange mon temps et ma tête, si bien qu’il me faut dix ans pour réaliser un livre du premier jet à sa parution.
A ce jour, j’ai publié deux livres de nouvelles, trois recueils de poèmes, des textes sur la peinture et quatre romans.
Pour aller à l’essentiel : j’aime les animaux et les mots. »

Le site d’Hélène PERIER : helene.perier.free.fr



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