jeudi 15 novembre 2012

Les niches de Fisterra de l’architecte César Portela.


Le cap Finisterre porte une dimension symbolique exceptionnelle. Au bout de son long chemin, le pèlerin ou cheminant y vient mourir tel un vieil homme pour mieux renaître, délivré des scories de son ego. Il vient contempler son modèle, le Soleil, qui « avalé par les eaux, dans un jeu de lumières et de couleur rouge et sang° », vient se coucher chaque soir pour mieux se relever chaque lendemain ! Chacun attribue à ces symboles le sens qu’il souhaite, témoignant de ce que le Chemin est une école de découverte de la liberté spirituelle !
C’est peut-être dans cet esprit, qu’ont été conçus le long de cette pointe de terre, « in finis terrae », deux monuments étranges mais ô combien symboliques.

Le premier est situé dans le port même de Fisterra, dédié à tous les Galiciens qui ont quitté leur terre natale pour traverser l’océan et parcourir le monde, porteurs de leur culture et de leur courage. Le cheminant y lit : « Leva o Noso Amor os Galegos espallados polo mundo ».

Le second renvoie à la mort. Situé sur l’un des versants qui mène au phare il s’agit « d’un cimetière°° qui réunit modernité et tradition intemporelle, simplicité et transcendance… ». Il est constitué « d’un ensemble de constructions, agrégats et blocs de graphite disposés de façon aléatoire sur le terrain, et unies par une série de chemins et de sentiers. Ces niches modernes inspirent incontestablement une sensation de repos, de silence et de communication entre l’homme et la nature », face à l’océan atlantique. Là où se finit la terre, l’homme vient y mourir !

Par leur symbolique, ces deux ensembles viennent compléter tous les autres éléments de richesse que le marchant ou pèlerin est invité à découvrir sur cette point de terre d’où s’élèvent en son extrémité Phare et Croix !

° Audrey FERRARO, un amour de camino, www.publibook.com

























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