samedi 4 mai 2013

Audrey FERRARO parle de son roman, « un amour de camino » à la radio.



Prises de notes pendant son interview à Radio Boomerang le samedi 27/04/2013.

« « Un amour de Camino » est un roman à 3 niveaux de lecture, le pèlerinage lui-même, l’histoire d’amour entre Frank et Ester, un niveau d’introspection enfin.
Pourquoi faire le Camino ? L’influence de Paulo Coelho, un auteur qui me fascinait et que j’ai rencontré, mon diplôme Infocom, ce serait ma récompense.
La préparation a été éphémère. Les évènements du 11/09/2001 ont retardé mon départ mais dès le début d’octobre, lors de mon départ j’ai compris que cela ne s’improvisait pas. J’étais face aux Pyrénées. Je suis entré dans le vif du sujet, 800 kms, 34 jours de marche. Ce n’est pas une promenade de santé. Pourquoi suis-je là ? Pourquoi je souffre, le lendemain, on repart, on affronte les difficultés. Compostelle, ça se mérite ! On doute tous les jours.
Les vrais pèlerins ce sont ceux qui portent leurs 15 kgs au quotidien, qui le font hors été. On part randonneur, on devient pèlerin !
Je me rappelle une étape où j’ai affronté la grêle. Le chemin est une remise en question, il permet de relativiser certains problèmes, alors que le monde est marqué par le confort, la technologie, beaucoup d’assistance. Sur le chemin chacun garde son petit secret du pourquoi de sa présence sur le chemin (un deuil, une remise en question personnelle ou professionnelle…).
Le titre du roman a un double sens. Un amour entre Frank et Ester, 1 jeune étudiante lilloise, 2 personnes qui se rejoignent sur le chemin, se découvrent peu à peu. Un amour pour le chemin, aussi, à travers tout ce qu’il apporte, l’énergie au-delà de la souffrance.

On rencontre beaucoup de pèlerins, de profils différents. C’est une dimension qui n’est pas palpable, on y pense toujours, à ce chemin. Sur le chemin on est tous différents mais tous pareils. Le chemin permet de se poser dans sa vie, de se poser les vraies questions. C’est une chance de pouvoir couper son portable, c’est une richesse.
Au retour c’est très difficile, c’est un retour vers la ville, la pollution, les nuisances, alors que le chemin est calme et nature. J’ai l’expérience de pèlerins qui n’ont pu revenir !
« Je remercie la vie de m’avoir permis de faire le chemin, assez jeune. Désormais, je relativise, je prends du recul.
Aujourd’hui pour me ressourcer je m’isole, je marche quand il fait noir, j’écoute la nature, le hibou. Je me ressource aussi par l’écriture.
Peut - être irai je à nouveau sur le chemin, peut - être par la voie côtière ou la voie de la Plata ! Ce ne sera plus le camino francès, je ne veux pas altérer la magie de ce chemin qui est en moi !
J’ai des idées d’écriture, peut être une suite à ce Chemin de Compostelle ou alors un récit d’évènements tragiques à partir de témoignages. »




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