jeudi 11 octobre 2012

Les 7 étapes d'un "e-pèlerinage" entre Le Puy en Velay et Compostelle.



Le journal Le Pèlerin (Gaële de la Brosse, Gilles Donada,…) a proposé au cours de l’Eté 2012, du 19 au 25 juillet, sur son portail internet, un « e-pèlerinage » sur la voie Podiensis, entre Le Puy en Velay et Saint Jacques de Compostelle, à travers principalement des temps de contemplation, méditation, ou rencontres, proposés chaque jour aux internautes.
Le tout en 7 étapes.
Le cheminant a profité de ces jours d’automne pour lire et relire les divers articles proposés, voici près de 3 mois, à la réflexion. Il en a retiré des mots clés ou des citations qui l’accompagneront en cette fin d’année pour nourrir les semences rapportées du chemin !
Selon les auteurs°, après avoir pris un bon départ, les pas du pèlerin le guident vers le Péché et la Grâce, l’invitant à une conversion. Le Pèlerin est ensuite invité au silence pour mieux découvrir une présence et ensuite franchir les épreuves. Sa rencontre avec les guides du Chemin et la lumière du monde le convaincront définitivement que le chemin de Compostelle est un chemin de transformation.
v  La première étape concernait Le Puy en Velay et le temps du départ ! Prendre un bon départ !
Partir avec pour témoins Notre Dame de France, l’archange Saint Michel, Notre Dame de l’Annonciation, la Vierge noire, Saint Jacques, …
« On ne sait pas toujours ce qui nous manque, on ne sait pas toujours ce que l’on cherche ; mais l’essentiel, c’est de se mettre debout et d’oser le premier pas ». Jean Claude Bourlès, Passants de Compostelle.
« Avoir comme seule contrainte de regarder, d’écouter et de rencontrer. Le mauvais départ est celui qui oublie la raison la plus importante : la rencontre précisément. Prendre un bon départ, c’est être capable d’être surpris par les autres (et par Dieu), de se poser les bonnes questions (sens de la vie, de la souffrance, de la mort, relation à Dieu), partager, être prêt à écouter le dialogue spirituel des uns et des autres …. Il y a aussi la rencontre avec soi-même. » Père Gobilliard.
«  La question qui se pose n’est pas alors « qu’est-ce que je vais devenir ? Mais « Qui suis-je en vérité ? » Et peut être me faut-il partir pour devenir ce que je suis, qui je désire être !»  Frère Jean Régis Harmel.

v  Avec Sainte Foy de Conques, en seconde étape, le pèlerin découvre le Péché et la Grâce, à travers l’abbatiale et son tympan du Jugement dernier. Invitation à rejoindre le Christ Sauveur !
« Conques est un site qui parle à l’esprit et au cœur…
… Le Péché… la jalousie, la médisance, l’avarice, l’orgueil, la violence, l’appétit de pouvoir, de puissance, la violence, les désordres du monde…les affres de l’enfer…
… La Grâce… la paix, la joie, la sérénité du paradis… se libérer pour entrer plus libre… » Frère Cyrille
… « Le chemin est très généreux. Il y en a qui sont randonneurs et qui deviennent pèlerins car il y a un but. Il y en a qui ne sont pas des marcheurs spirituels. Il y en a qui le sont sans le savoir. Il y en a qui sont simplement randonneurs. Le chemin apporte à chacun ce dont il a besoin au moment où il le fait ! Il y en a qui le font plusieurs fois et à chaque fois le chemin apporte autre chose. Ils reçoivent autre chose car ils ont besoin d’autre chose ! » Une hospitalière de Conques.

v  Troisième étape, Moissac, l’abbaye, le cloitre, là où les lieux sacrés sont une invitation au silence.
« Nous découvrons une présence au cœur du silence ! »
… « Quoi qu’il fasse désormais dans le tintamarre des cités, le pèlerin demeure libre des fruits de son action et bien qu’il œuvre dans l’effervescence des activités diverses, son moi est installé au cœur du silence, dans l’essentiel de son être » Pierre Yves Albrecht, philosophe et thérapeute.
… « Accepter de lâcher prise, laisser tomber tout ce qu’il y a autour de nous. Quelle simplification de notre être ! » Frère Jean Régis Harmel.

v  Et puis Roncevaux, univers d’élévation et d’abaissement. Nécessité de dépasser les épreuves pour devenir pèlerin de la montagne.
 « Attire moi vers en haut. Fais de moi un pèlerin de la montagne ! » Prière du Pèlerin de la Montagne de Gratien Volluz.
« A force de patience, on vient à bout des immensités ! » Sylvain Tesson.
«  La montagne est appel à la rencontre de Dieu ! »

v  Cinquième étape, Puente la Reina.
La rivière Arga, le célèbre pont aux 6 arches qu’une reine aurait fait construire, permettant de passer d’une rive à l’autre. La rencontre des Guides sur le chemin ! A l’image de Christophore, le porteur du Christ, devenons des passeurs, des passants, des guides, des messagers !
Puente la Reina, l’entrée dans le chemin unique… le chemin, c’est le Christ…

v  Et puis Leon, sixième étape.
La basilique San Isidoro, la rencontre avec la fresque du Christ en majesté, la lumière qui éclaire notre chemin ! « Ego sum lux mundi ! »
«  Je trouve mes lectures dans la lumière du ciel. C’est le livre le plus profond qui soit et ce n’est pas moi qui en tourne les pages. » Christian Bobin - Tout le monde est occupé.
«  Autour de nous il peut y avoir l’obscurité et les ténèbres, et nous voyons toutefois une lumière : une petite flamme minuscule, qui est plus forte que l’obscurité apparemment si puissante et invincible … Vous êtes la lumière du monde ! » Benoit XVI s’adressant aux jeunes en septembre 2011.
« Consentir à ce que le Christ devienne le compagnon de notre chemin quotidien ». Père Nieuviarts
«  Être des flambeaux d’espérance ! »

v  Septième étape, Compostelle, et l’idée que le Chemin est « un chemin de transformation. »
… La cathédrale, le portail de la Gloire, …
« Le bout, c’est pas la fin. Pérégriner est un processus sans fin, sans aboutissement possible. Ce n’est qu’une étape d’une démarche plus grande. A la fin de la terre, au soleil couchant, on sait que le chemin va, comme le soleil, resurgir. Tant que je suis en vie, je vais évoluer, progresser vers davantage de conscience, de sens à donner à ma vie….  Ultréia, plus loin, on peut toujours aller de l’avant ! Marcher ça met en mouvement, il se passe quelque chose !... On est renvoyé à soi-même, confronté à ses limites ! Il s’agit de se rencontrer soi-même pour pouvoir ensuite aider les autres sans les juger, en les aidant à se connecter à leur vérité intérieure. » Florence Bachetta, psychothérapeute à Genève.
Le chemin est un chemin extérieur qui symbolise tout un cheminement, plus intérieur celui-là !

Au cours de ces 7 étapes vécues devant un écran d’ordinateur, le cheminant note l’extrême richesse du travail de réflexion proposé aux internautes. Que les animateurs en soient remerciés !

° Les auteurs s’adressent à des pèlerins. Au sens du petit Larousse, un pèlerin (du latin peregrinus) désigne d’abord une personne qui fait un pèlerinage. Et un pèlerinage c’est d’abord un voyage vers un lieu de dévotion dans un esprit de piété (dévotion, attachement respectueux et fervent à Dieu et à la religion). 
Le cheminant qui suit l’e-pèlerinage n’entre pas dans cette définition stricte mais aime à travailler ces propositions et à s’enrichir d’elles, même s’il n’adhère pas à toutes ! 








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