« Explorateurs et montagnards,
randonneurs et vagabonds l’affirment : dès l’instant où elle s’inscrit
dans la durée, la marche sécrète une sorte d’euphorie. Physiologiquement, cela
s’explique par l’élimination massive de toxines, la perte de poids, une
meilleure circulation sanguine. Certes. Mais il y a aussi l’environnement dans
lequel évolue le marcheur, les rapports pas toujours faciles avec la nature,
les autres, ou leur absence, les rencontres, la solitude. A cela s’ajoute une
certaine révélation de soi même dans le bonheur ou la détresse, face aux
provocations de la fatigue. C’est de tout cela que se compose un cheminement
accompli. Et si je choisis ce mot parmi tant d’autres, c’est qu’à mes yeux il
définit parfaitement ce que devrait toujours être pour un individu cette
confrontation avec l’espace et le temps qu’est la marche. »
Jean-Claude BOURLES –Le grand
chemin de Compostelle-Petite bibliothèque Payot.
… « Les anti
inflammatoires l’ont assommé. Assis sur son lit, il tarde à poser les pieds au
sol. La douleur est le signe principal de ses maux. Insidieuse le matin, la
sensation disparaît partiellement avec
la marche mais revient avec une plus grande intensité après l’activité physique ?
Au fil du temps, elle se fait plus constante voire permanente, empêchant toute
pratique sportive. Arrivé à ce stade, Frank n’est plus en mesure de prendre le
moindre risque. La rupture des tendons d’Achille, avec invalidité importante et
traitement chirurgical obligatoire le guette…. »
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