jeudi 12 juillet 2012

Un cheminement accompli.




« Explorateurs et montagnards, randonneurs et vagabonds l’affirment : dès l’instant où elle s’inscrit dans la durée, la marche sécrète une sorte d’euphorie. Physiologiquement, cela s’explique par l’élimination massive de toxines, la perte de poids, une meilleure circulation sanguine. Certes. Mais il y a aussi l’environnement dans lequel évolue le marcheur, les rapports pas toujours faciles avec la nature, les autres, ou leur absence, les rencontres, la solitude. A cela s’ajoute une certaine révélation de soi même dans le bonheur ou la détresse, face aux provocations de la fatigue. C’est de tout cela que se compose un cheminement accompli. Et si je choisis ce mot parmi tant d’autres, c’est qu’à mes yeux il définit parfaitement ce que devrait toujours être pour un individu cette confrontation avec l’espace et le temps qu’est la marche. »

Jean-Claude BOURLES –Le grand chemin de Compostelle-Petite bibliothèque Payot.

… «  Les anti inflammatoires l’ont assommé. Assis sur son lit, il tarde à poser les pieds au sol. La douleur est le signe principal de ses maux. Insidieuse le matin, la sensation disparaît  partiellement avec la marche mais revient avec une plus grande intensité après l’activité physique ? Au fil du temps, elle se fait plus constante voire permanente, empêchant toute pratique sportive. Arrivé à ce stade, Frank n’est plus en mesure de prendre le moindre risque. La rupture des tendons d’Achille, avec invalidité importante et traitement chirurgical obligatoire le guette…. »

Audrey FERRARO, "Un amour de camino", www.publibook.com,





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