samedi 18 août 2012

Etape Moratinos - Bercianos del Real Camino: la flamme blanche et le "pré aux lances"



Etape Moratinos - Bercianos del Real camino, 20 kms, 5h.
Le pèlerin est surpris en arrivant à Bercianos del Real Camino par cet arceau en aluminium qui n'est pas sans rappeler les colonnes de caoutchouc qui symbolisent la flamme rouge dans les grandes courses cyclistes, tel le Tour de France ou la Vuelta. Bien sûr, il n'y a pas de flamme, mais faut-il voir là, une référence au sens du Chemin, un travail d'oeuvre noire pour découvrir une autre étape, le travail d'oeuvre blanche en attendant l'aspiration à l'oeuvre rouge? L'arceau est curieusement placé à sensiblement 1000m du coeur du village. Il ne porte aucune dénomination. Seuls les grafitis idiots sont venus le dégrader! A chacun d'y voir son interprétation.Bercianos del Real Camino, permettrait il l'accés à une nouvelle série d'épreuves d'une nature différente?
Quelques mêtres en amont, l'arroyo de Valdepresente, et l'Ermita de la Virgen de Pelares. Cette dernière retient l'attention de tout passant: au 18 ème siècle, l'évêque de Leon accordait 40 jours d'indulgence à qui priait devant la Vierge!
En quittant Moratinos, à 6H45, le cheminant s'était fixé un objectif raisonnable venant tempérer les efforts de la veille! A droite, sur le sentier de grandes étendues  de couleur ocre ou brune liées à la terre retournée et préparée pour les prochaines semences ou récoltes. A gauche des champs de tournesol souffreteux. Et puis, malgré l'heure, les nuisances phoniques des véhicules sur les voies parallèles!
Heureusement, les tourterelles accueillent le cheminant à San Nicolas del Real Camino vers 7h 30.
Et puis le bruit reprend car le chemin est parallèle à la route nationale 120 et à l'autoroute! Les sens du cheminant sont alors orientés vers le Voir en notant que l'étendue des terres labourées donne à l'ensemble du paysage une coloration moins "jaune paille" et plus ocre, terre d'ombre brulée ou brune!
Quelques parcelles de vigne, quelques champs d'herbe verte ( luzerne?)
La provine de Palencia remercie le cheminant, la provincia de Leon l'accueille! Sahagun est proche! La Virgen del Puente "trône au milieu d'un écrin de peupliers bruissants" ( Audrey Ferraro, un amour de camino, www.publibook.com). Le Pèlerin de Sahagun, à l'entrée du refuge et de l'église de la Trinidad salue les pèlerins.
Et puis en sortie de Sahagun, la peupleraie, "le pré aux lances"."La légende raconte que les hommes de Charlemagne venus livrer bataille dans la région avaient établi leur campement à cet endroit, au bord de l'eau. Dans la nuit, les lances des soldats dressées dans le sol auraient pris racine, laissant place à ce lieu planté de peupliers"..( cf Aufrey Ferraro, page 147)
Et toujours le chemin avec 2 alternatives par la calzada romana ou El Camino Real
En ce samedi 18 août, l'étape a été monotone, le chemin trop souvent collé à la route. L'effort fourni pour aménager le chemin, en plantant par exemple des arbres pour libérer une ombre protectrice, commence à fournir son effet. Mais la chabitation entre un univers pédestre, routier et autoroutier ( "l'autoroute du Camino de Santiago") crée une confusion qui vient pénaliser le plus faible, donc le pèlerin ou cheminant!
12h, Bercianos, 20 kms accomplis.

San Nicolas del Real Camino

La Virgen del Puente

Le pèlerin de Sahagun

Une porte à Sahagun

Le paysage du jour

L'Ermita de la Virgen de Pelares à Bercianos

La flamme blanche

1 commentaire:

  1. Comment résister ?!

    Après la  découverte surprenante des bisses sur les flancs des Alpes suisses et leurs lots de sensations vertigineuses, de plaisirs pour les uns, d'angoisses pour les autres, 
    ~ après la magie des glaciers suisses à près de 3000 mètres d'altitude,
    ~ après l'alignement parfait des ceps de vignes sur des pentes invraisemblables, 
    ~ après un clin d'oeil amusé du Camino à Genève, rue du Puits-Saint-Pierre, 

    le voyage se prolonge sur la Meseta, avec ses couleurs, ses lumières,  sa flamme ... portées par le Pèlerin,
    ~ avec ses ponctuations journalières ... la Cerbeza du réconfort, le repas du Pérégrino...
    les "masques" qui jalonnent le Camino...

    nous résistons encore, mais pour combien  de temps !? 

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